Le long terme c’est l’échelle géologique : A ce niveau nous sommes ici à de grandes échelles de temps et d’espace dans le  cycle de la « vie » de la Terre. Les volcans ont permis la vie. Les dégazages du volcanisme ont été à l’origine de la création de notre atmosphère. Et puis ils sont aussi la mort, l’extinction massive d’espèces, plusieurs extinctions massives seraient dû à une intense activité volcanique (hiver volcanique), celle du Permien il y a 250 Millions d’années et celle, plus connue, des dinosaures il y a 65 Millions d’années.

Le moyen terme c’est la sélection naturelle dans la préhistoire de l’hominidé (ce que les géologue appelle l’Holocène) : La caldeira du lac Toba (Indonésie) a été le lieu d’une éruption catastrophique ayant entraîne un chute vertigineuse des températures (supérieure à 10° C) il y a quelques 73000 ans. Les découvertes récentes montreraient que la population à cette époque a chuté d’une manière radicale mettant en péril les ancêtres de l’homme moderne.

A plus court terme, à celui de l’Humanité il y a les impacts des éruptions volcaniques sur le climat, c’est le plus documenté et le plus mesuré dans l’histoire des sciences : Parmi la plus récente, donc la mieux mesurée, il y a l’éruption du Pinatubo en 1991 (diminution de 10% de la radiation solaire). Une autre très connue pour ses conséquences sur le climat est la catastrophe d’El Chicon 1982 (diminution de 16% de la radiation solaire).  C’est l’éjection de fines particules et de produits soufrés dans la stratosphère. Elles sont oxydées en acide sulfurique ce qui conduit à une diminution de la radiation solaire par absorption et réflexion des rayons du soleil entraînant des baisses de températures. Cela expliquent les périodes plus ou moins longues de refroidissement constatées et maintenant bien corrélés avec les analyses pratiquées dans les carottes de glaces des hémisphères Nord et Sud. L’éruption du Laki en 1783 a provoqué une famine en Islande, une augmentation de la mortalité en Europe par l’inhalation des gaz sulfurés.On peut également citer dans la liste l’éruption du Tambora, en 1815 qui a également participé à des conséquences historiques sur le climat par un refroidissement caractéristique jusqu’en 1819. Pour une éruption de ce  type,  la température de surface de l’océan serait perturbée pendant dix ans, et pendant 20 ans à 300 m de profondeur.

A propos de la question du rejet de CO2 des volcans par rapport aux quantités émises par les activités humaines, Terry Gerlach de l’USGS est sans appel les volcans jouent un rôle négligeable.

NB: Une des solutions de la géo-ingénierie, en débat, qui s’inspire du phénomène volcanique consiste à reproduire artificiellement des zones d’ombres en injectant du souffre dans la stratosphère pour produire des aérosols sulfatés, et ainsi faire diminuer les températures. Seulement cela reste du très court terme car il s’agit d’injection ponctuelle avec des conséquences encore mal connues, sur la couche d’ozone, car ces aérosols attaquent chimiquement l’ozone, sans compter les retombées en pluies acides. En effet les variations d’ordre climatique se font sur des constantes de temps de plusieurs dizaines d’année typiquement une trentaine.

 

Timboro

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