Le sulfureux feu bleu du Kawah Ijen visible la nuit est un incendie à ciel ouvert. Au départ le soufre liquide est rouge, puis solide il est jaune avant de s’enflammer en bleu ou se dissoudre dans le lac acide au fond du cratère avec ses eaux vertes. Kawah Ijen signifie « cratère vert » en bahasa indonésien.

Pour allumer une allumette il faut du soufre, pour allumer un canon aussi  (en effet la poudre à canon est composé de charbon de bois +soufre +salpêtre). Pour la petite histoire , en 1687, c’est un boulet vénitien, qui fait exploser, le marbre du Parthénon en Grèce alors utilisé comme dépôt de poudres.

Ca sent le soufre et la souffrance dans le Kawah Ijen , les paniers remplis d’environ 80 kg dans les fumées corrosives sont acheminés sur plus de 4 km à dos d’homme. C’est le lot quotidien des mineurs-porteurs de ce soufre pur exploité par une poignée d’hommes, malgré tout, fier de bien gagner leur vie au détriment de leur santé.

Cette souffrance qui s’accumule comme la pression sous les volcans, à tout moment elle peut exploser. En Asie il y a une expression pour ça l’Amok.

« … l’unique droit qui reste à un homme n’est-il pas de crever comme il veut …et de plus sans subir l’ennui d’une assistance étrangère? » Amok de Stephen Zweig.

 

 

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