La fable du casseur de cailloux de Charles Péguy.

En pèlerinage à Orléans, Charles Péguy voit un type éreinté, suant qui casse des cailloux. Il s’approche de lui et lui demande : « Que faites-vous, Monsieur ? « vous voyez bien, je casse des cailloux, c’est dur, j’ai mal au dos, j’ai soif, j’ai faim. Je fais un sous métier, je suis un sous homme ». Il poursuit son chemin et voit un peu plus loin un autre homme qui casse des cailloux ; lui n’a pas l’air mal. « Monsieur qu’est ce que vous faites ? » «  Eh bien, je gagne ma vie en cassant des cailloux, je n’ai pas trouvé d’autre métier pour nourrir ma famille, je suis bien content d’avoir celui là ». Péguy  continue et s’approche d’un troisième casseur de cailloux, qui est souriant et radieux : « Moi, Monsieur, dit-il je bâtis une cathédrale. »

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L’abbé Pierre disait « La vie c’est comme une carrière de marbre. On y va, persuadé d’y trouver des pierres merveilleuses. On n’y voit que des débris inutilisables. C’est pourtant là que s’élaborent les palais et les cathédrales ».

De nos jours les tailleurs de pierre sont rares le seul casseur de cailloux qui a un marteau est un géologue de terrain. A plus grande échelle, le terrassier qui construit dans le rocher ou le carrier qui permet de construire avec le rocher, utilise l’énergie mécanique ou l’énergie explosive.

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Depuis l’age de pierre, l’Homme n’a cessé de consommer du caillou. En évoluant il en a compris la structure pour mieux l’exploiter à grande échelle et nourrir ses rêves.

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