Les chambres magmatiques, ces réservoirs de magma situés à plusieurs kilomètres de profondeur sous un édifice volcanique reste un objet complexe à cartographier.

Dans le cas de dorsales océaniques, on parle de lacs de lave souterrains, connectés en série pour pouvoir alimenter régulièrement en basalte « frais » les fonds océaniques.

Grace à la propagation des ondes sismiques des outils comme la tomographie tridimensionnelle progresse sans cesse vers une plus grande résolution dans l’imagerie de ces volumes plus chauds. La chambre magmatique sous le Vésuve est, par exemple, estimée à 8 kilomètres (par tomographie sismique active).

Depuis peu les scientifiques s’intéressent aux ondes produites par le bruit de fond sismique continu ou encore en utilisant comme source de radiographie, les rayons cosmiques. C’est le cas dans les Antilles du projet Diaphane (tomographie par muons d’origine cosmique) ou au Japon pour investiguer la structure interne du volcan Asama.

Dans des conditions extrêmes, ces réservoirs peuvent se vidanger et le toit s’effondrer pour aboutir à une caldeira. Les plus célèbres sont en Indonésie sur l’île de Sumatra  avec l’éruption d’un « supervolcan » (dite ultra-plinien) qui a créée l’actuel lac Toba  il y a  73000 ans environ. Celle plus active en surface du célèbre parc national de Yellowstone aux Etats-Unis s’est formée en plusieurs éruptions dont les dernières auraient eu lieu il y a 2.1, 1.3 et 0.64 millions d’années, à quand la prochaine ?

Nul ne le sait et l’extrapolation sur de telles périodes de récurrence est peut être plus dangereuse que le volcan lui-même.

Toba_Indonesie
Caldeira du Lac Toba à Sumatra (environ 100 X 30 km)

 

 

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