« J’avouerai donc que ce feu central, le pyriphlégéthon* des anciens, me semble une grande et ingénieuse conception. » Arnold Boscowitz dans  » Les volcans » (1890).* fleuve de feu des enfers dans la mythologie grecque.

Depuis le XVIIe siècle l’idée d’un feu central (ou chaleur central) est défendu par Descartes puis c’est Leibniz qui défendra ce principe.

En 1665, le père jésuite Athanase Kircher livre une coupe de la Terre avec ce feu central.

C’est Newton qui, en 1687, évoque un aplatissement de la Terre. Il va ainsi naître un débat sur les explications entre partisan d’une fluidité par un océan originel ou par le feu central.

En 1749, au siècle des Lumières, Buffon affirme que la terre était en fusion à ses origines, mais il faudra encore les arguments de Laplace en 1825 pour trancher le débat. Il s’agit de la théorie dite « plutoniste » qui fait donc référence depuis le début du XIXe à la chaleur interne comme moteur. «On voit par tout ce que nous venons de dire, combien les feux souterrains contribuent à changer la surface et l’intérieur du globe. » Buffon dans Histoire naturelle générale et particulière (1749).

A la fin du XIXe, l’hypothèse d’un noyau fluide de fer et de nickel est admise par tous.

Depuis les géophysiciens n’ont toujours pas accès directement au centre de la terre mais les méthodes indirectes de la sismologie (tomographie active en particulier) ont permis de mieux comprendre l’intérieur du globe et sa composition.

« Enfin, en 1936, la sismologue danoise Inge Lehmann…vient de faire la dernière découverte majeure sur la structure de l’intérieur de la Terre : au sein du noyau liquide existe une graine solide de 1220 km de rayon. » Vincent Courtillot dans »Nouveau voyage au centre de la Terre ».

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Coupe de la terre du père Athanase Kircher  (1665)

Que d’idées ont germé au siècle des Lumières.

 

 

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