ou l’imprimerie des âges premiers.

« Mais de quel origine êtes vous ?  » demanda un jour un responsable politique à un paléoanthropologue lui faisant visiter la grotte Chauvet et de répondre  » Comme vous Monsieur le Président d’Afrique de l’est. »

Les paléoanthropologues étudient ces cailloux que l’on appelle les fossiles et autres artefacts (souvent des outils de pierres) pour comprendre le passé qui est imprimé dans des couches géologiques où et protégé depuis des millions d’années. Nombre de ces dépôts se retrouvent en surface là, où les sédiments accumulés se sont érodés, dans la Vallée du Rift éthiopien et la dépression d’Afar qui, selon la formule consacrée, est le berceau de l’humanité.

Les fossiles dans les sédiments sont des parties d’animaux ensevelies, en particulier les os et les dents qui sont plus résistants à la pourriture et sont remplacés par des minéraux. Les dépôts géologiques contenant des ressources paléoanthropologiques comme les artefacts de pierre et les fossiles sont très rares. En Afrique, la plupart de ces sites sont confinés dans la vallée du Rift, car c’est ici que les sédiments se sont accumulés pendant l’évolution des hominidés. Les rifts, lacs et  rivières sont des lieux propices pour imprimer des preuves du passé et les protéger par enfouissement. Parce que ces environnements de rift sont également géologiquement actifs, les sédiments anciens peuvent revenir à la surface par l’érosion et exposer leurs précieuses antiquités.

Dans la recherche de fossiles,  les paléoanthropologues n’ont pratiquement jamais trouvé des crânes ou squelettes entiers à la surface. En général, les os fossiles ont perdu toute matière organique, et sont très fragiles. Lorsque les fossiles atteignent la surface par érosion, ils ont tendance à se briser en petits morceaux semblables à de petits cailloux. Dans ces conditions cela nécessite des connaissances détaillées du squelette de toutes sortes de mammifères et d’autres vertébrés, ainsi que les données géomorphologiques locales. Ces opérations d’excavation par tamisage peuvent durer des jours ou des semaines.

Les paléoanthropologues ne creusent pas au hasard, en espérant trouver quelque chose d’intéressant, ils identifient plutôt les endroits susceptibles de contenir des artefacts en cherchant soigneusement la surface des traces d’habitations anciennes. Quand la fouille commence chaque fragment trouvé est répertorié et documenté avec précision. Cependant, même dans les meilleures circonstances, ces antiquités du passé lointain sont extrêmement rares même dans la Rift Valley éthiopienne pourtant un des domaines de recherche de la paléoanthropologie les plus importantes du monde avec les plus anciens outils de pierre taillées.

« Depuis qu’il a eu l’audace de taper de manière consciente et volontaire sur un caillou pour en changer la forme, l’homme n’a pas cessé d’agir sur l’environnement pour son propre profit »  Yves Coppens

fossile

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