« Qui sème le vent récolte la tempête. » vieil adage

Lorsque le vent se déchaîne et que le ciel devient noir, la tempête n’est pas loin. Elle est redoutée depuis toujours par les marins comme Ulysse (« Odyssée »), les aviateurs, les pompiers et même le simple terrien qui face aux éléments et aux perturbations du ciel en particulier est mal à l’aise. La peur que le ciel nous tombe sur la tête reste un sentiment angoissant inscrit dans notre mémoire collective.

Les tempêtes sont avant tout des vents violents de différentes forces mais elles peuvent transporter avec elles les autres éléments. L’eau d’abord avec des précipitations importantes sous forme de pluies, de grêlons ou de neiges. Les tempêtes accompagnées d’eau se manifestent en blizzard, en pluies verglaçantes et autres congères. Elles sont souvent accompagnées de la foudre qui se matérialise par ses effets lumineux et sonores, le tonnerre. Enfin la tempête de sable reste un phénomène naturel. Mais quelque fois les tempêtes de poussières sont la conséquence des actions de l’homme comme la déforestation ou le surpâturage. A propos d’une tempête de sable qui est en marche Antoine de Saint-Exupéry écrit dans « Terre des hommes  » ,   » Et qu’avant trois minutes la manche à air de notre hangar va s’émouvoir. Et qu’avant dix minutes le sable remplira le ciel. Tout à l’heure nous décollerons dans ce feu, ce retour de flammes du désert. »

Les tempête procurent un formidable effet dramatique dans une oeuvre écrite, peinte ou cinématographique.

« Puis il y avait les jours de tempête, les jours où le ciel si pur se voilait de nuages sombres, où cette Méditerranée si azurée devenait couleur de cendre, où cette brise si douce se changeait en ouragan.
Alors le vaste miroir du ciel se ridait, cette surface si calme commençait à bouillir comme au feu de quelque fournaise souterraine. La houle se faisait vague, les vagues se faisaient montagnes. La blonde et douce Amphitrite comme un géant révolté, semblait vouloir escalader le ciel, se tordant les bras dans les nuages, et hurlant de cette voix puissante qu’on n’oublie pas une fois qu’on l’a entendue. » Alexandre Dumas dans  « Le Bagnard de l’Opéra ».

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Ivan Aïvazovski (fin XIXe siècle)
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Gravure du XIXe siècle
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La Grande Vague de Kanagawa – Hokusai (1830)
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