« Le marbre est une pierre calcaire dure et d’un grain fin, souvent colorée et toujours susceptible de poli. » Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon dans «Histoire naturelle des minéraux » (1783).

Le Marbre vient de couches de calcaires fondues (habituellement par la chaleur des intrusions volcaniques à proximité) puis re-solidifié. Les températures et les pressions nécessaires pour former du marbre détruisent généralement tous les fossiles qui pourraient avoir été présents dans les calcaires Ce processus géologique, métamorphique transforme donc les calcaires amorphes en une masse de cristaux présentant des marbrures souvent de la calcite. Les tourbillons caractéristiques et les veines de nombreuses variétés de marbre de couleur sont généralement dus à diverses impuretés minérales.

Dans l’histoire relatée de la religion juive, craignant un Déluge d’eau sur terre,  les observations des astres furent gravées dans le marbre pour en conserver la mémoire.

Dans la plupart des anciennes colonies grecques du bassin méditerranéen de l’antiquité, les plus célèbres statues ou les sarcophages de marbre antiques sont originaires de la région du Pentélique qui surplombe Athènes en Grèce. « Le marbre blanc de Paros, est le plus fameux de ces marbres antiques…; ce marbre s’est trouvé dans les îles de Paros, de Nexos et de Tinos. » écrivait Buffon. Un magnifique exemple de réalisation nous vient d’une autre île grecque; Milos avec la célèbre « Vénus de Milo » conservée au Louvre à Paris. Mais le marbre géologique n’est pas la seule pierre consommée dans l’antiquité, il est également appelé ainsi par les grecs pour toute roche polie comme le granite et particulièrement résistante dans le temps à l’inverse de la fragilité du calcaire utilisé par les égyptiens. Les réserves de ces marbres antiques sont épuisées. De nos jours, les marbres blancs modernes sont issus des carrières de Carrare en Italie pour les plus connus.

A la renaissance, le marbre retrouve une nouvelle jeunesse, le château de Versailles a aussi été conçu par Louis XIV pour être un extraordinaire étalage des carrières de roches massives en faisant savoir le savoir faire français en la matière.

C’est dans le marbre que le mètre étalon conçu par les savants français après la révolution de 1789 fut d’abord gravé comme d’innombrables tombes à travers les siècles.

metre étalon
Mètre étalon au 36 rue de Vaugirard à Paris : « La convention nationale,afin de généraliser l’usage du sytème métrique, fit placer seize mètres étalons en marbre dans les lieux les plus fréquentés de Paris. »

« A ce propos je remarquerai que les marbres tachetés n’étaient point en vogue. On fit des statues en marbre de Thasos, l’une des Cyclades, et aussi en marbre de Lesbos; celui-ci est un peu plus vide que l’autre. Le poète Ménandre, très fidèle peintre du luxe, est le premier qui ait parlé et encore rarement, des taches de diverses couleurs, et en général de l’emploi des marbres. On mettait des colonnes de ce genre dans les temples, non par une raison de magnificence (on n’y songeait pas encore), mais parce qu’on ne pouvait en trouver de plus solides. » Pline l’ancien (23-79 après J.-C.)

En outre le marbre se détériore dans l’atmosphère polluée des villes voir :  https://eauterrefeuair.wordpress.com/2016/01/12/qualite-de-lair

Et à propos des deux « mètre étalon » en marbre encore visibles à Paris : https://eauterrefeuair.wordpress.com/2016/01/29/les-dimensions-de-la-terre

 

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