Ovide, poète latin, du Ie siècle avant J.-C., dans Métamorphoses (livre IV) écrit à propos des coraux : « Ils n’acquièrent leur dureté qu’au contact de l’air, et leur tige souple dans la mer devient de la pierre quand elle en sort. » ou encore « Elle est en pierre absolument ce qu’elle était en plante »  Orphée héros de la mythologie grecque « poème des pierres » sur le corail.

Mais c’est le naturaliste français Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon en 1830 qui va les décrire scientifiquement  « Ainsi les plantes marines, que d’abord on avait mises au rang des minéraux, ont ensuite passé dans la classe des végétaux, et sont enfin demeurées pour toujours dans celle des animaux. » .

Depuis, le corail est un animal pour le biologiste marin mais aussi un marqueur du passé pour le géologue qui va s’intéresser cette « néo-tectonique verticale » et en déduire les climats passés grâce à une analyse géochimique.

Sur la forme, les récifs coralliens sont beaux, sur le fond ils sont en danger. Même si ils ne couvrent que 0,2 % de la surface des océans, ils abritent environ 30% des espèces marines connues.

Les coraux au même titre que la mangrove constituent des barrières naturelles pour protéger le littoral, les atolls en particulier.

Ils abritent dans leur squelette calcaire lentement attaqué par l’acidification des océans, des organismes vivants (appelées zooxanthelles).  Ils dépendent donc de nombreux facteurs outre la dégradation artificielle, le pH, la lumière, la température, les nutriments et la turbidité.  Malgré une bonne résilience, le blanchissement du corail met en péril cette symbiose et peut amener à la disparition de récifs entiers.

NB: Les poissons clowns vivent dans les récifs coralliens de la zone indo-pacifique dans le « triangle de corail » qui abrite 30% des récifs coralliens du globe et plus de 35% des poissons de récifs.

Voir aussi sur le îles coralliennes :  https://eauterrefeuair.wordpress.com/2015/12/27/polynesie-et-poly-atolls

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