Les panaches mantelliques ou points chauds  (la partie immergée de l’iceberg volcanique) font l’objet de débats par la communauté scientifique par exemple pour le pacifique [1].

Le bel exemple de la chaîne Hawaï-Empereur a permis à certains chercheurs de remettre en cause le modèle du « chalumeau » fixe qui perce la plaque lithosphérique pour proposer une alternative à savoir la mobilité des points chauds guidée par la convection mantellique. D’autres discutent l’origine profonde des points chauds pour une explication plus superficielle qui serait plus liée à la tectonique des plaques, un site est spécifiquement consacré à ces débats [2].

Vincent Courtillot et ses collègues ont identifiés au moins sept panaches provenant de la base du manteau (limite manteau noyau) souvent associé à un ancien superpanache, il s’agit d’un volcanisme basaltique de grande dimension (traps pour les continents) qui est regroupé dans des grandes provinces ignées[3] (ou LIP en anglais) parmi lesquelles on trouve l’Islande ( NAIP) , Tristan da Cunha (traps de Parana et tendeka), Louisville, Hawaï, La Réunion (traps du Deccan), l’île de Pâques et l’Afar.

Les panaches aériens – le plus haut a été estimé à 50-51 km lors de l’éruption du Taupo (Nouvelle Zélande) en 186 – sont classés en catégories et les matériaux éjectés sont décrit par leur taille et leur aspect:

– l’éruption strombolienne se caractérise par ses bombes volcaniques,

– l’éruption vulcanienne se caractérise par les lapilli,

– l’éruption plinienne se caractérise par sa forme en pin parasol et par les ponces émis mais aussi par le souffre injecté dans la stratosphère et son impact sur le climat à court terme.

 » Un nuage montait et aucun autre arbre que le pin n’y ressemblait davantage à son image et à son aspect. En effet, en s’élevant sous la forme d’un tronc très long, il s’élargissait dans les airs en rameaux, je crois, parce que, une fois emporté par un vent nouveau, ensuite abandonné par le vent qui s’affaiblissait, ou même vaincu par son propre poids, le nuage se dissipait en largeur, blanc de temps à autre, parfois sombre et sale, selon qu’il soulevait de la terre ou des cendres. » Pline le Jeune , neveu de Pline l’Ancien décrivant l’éruption du Vésuve (Italie) en l’an 79, le 24 août exactement (voir gravure ci-dessous). Dans la seconde phase de l’éruption le panache s’est même effondré sur la pente du volcan avec les conséquence que l’on connait.

Parmi les cas les plus étudiés on trouve les cas récents du Pinatubo (hauteur du panache 34 km en 1991) et de El Chicon (hauteur 32km) ainsi que les cas historiques du Tambora (hauteur 43km en 1815) et du Huaynaputina (hauteur 46km).

Les panaches sont aussi présents sur des planètes telluriques du système solaire (Venus, Mars, Io par exmple) surtout en l’absence ou avec l’arrêt de tectonique des plaques il faut bien une échapatoire …

[1]   http://www.ird.fr/la-mediatheque/fiches-d-actualite-scientifique/285-vers-une-meilleure-comprehension-du-volcanisme-de-point-chaud

[2] http://www.mantleplumes.org/

[3]  http://www.largeigneousprovinces.org/

 

 

 

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