Confucius a dit « le tout est plus grand que la somme des parties » ou sa version moderne qui consiste à dire ; un plus un égal à deux alors que un et un font rarement deux. La somme des ressources est finie alors que celle des données semble infinie.

Michel Serres (voir le philosphe des éléments) et sa guide contemporaine « petite poucette » a une devise « Maintenant, tenant en main le monde » avec son portable pour communiquer dans les réseaux connectés et se déplacer en x et y avec son système d’information ou d’intelligence géographique (SIG ou GIS en anglais voir la carte augmentée) assisté de son GPS . Les acronymes sont tellement importants dans ce monde où les distances tendent à s’annuler que pour raccourcir, GIPSy parait adapter (en référence à ce nomade qui est le gitan en anglais:  «the gipsy »). Le « petit poucet », le GIPSy donc, ne cesse de semer des petits cailloux virtuels pour marquer son passage, dans un monde numérique où les réserves s’épuisent parce que les ressources sont finies.

En effet les distances et les frontières disparaissent avec l’arrivée de ces nouveaux réseaux artificiels dits « sociaux » ou encore désignés comme « Noosphère » qui viennent logiquement élargir la notion des réseaux naturels du globe que les anciens regroupaient dans leur doctrine des quatre éléments (Eau, Terre, Feu et Air) et que les modernes désignent par des systèmes « biosphériques » et « géosphèriques ».

Une étape a été franchie avec la révolution numérique grâce à la contraction de notre espace temps ; les distances de communication se rétrécissent, les écrans 2D sont de plus en plus performant pour représenter notre espace 3D dans des temps records.

Mais ce monde est aussi en crise, une crise qui est intrinsèquement anthropique comme une catastrophe est naturelle. Dans le premier cas cela pourrait s’appeler le progrès (scientifique et technique) dans l’autre l’évolution (de la terre et de la vie cette « Biogée » chère à Michel Serres). Si dans un cas l’homme est central pour  avancer par crises successives dans l’autre, Galilée puis Darwin nous enseigne à l’inverse que nous subissons les catastrophes depuis le « Big-Bang ». C’est la raison pour laquelle un autre danger nous guette, une possible crise du numérique lié à un surplus de données le « Big-Data »  avec une crise se terminant en catastrophe par une explosion des données dans la « Noosphère » ou la « Big-Sphère ».

matrixlune

 

 

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