Celui de Deucalion est le quatrième déluge de la mythologie grec, le premier étant sous Ogygès.

pyrrha de Tassaert le louvreAprès le Déluge Deucalion, fils du titan Prométhée, le Noé de la Bible, s’adresse ainsi à sa femme Pyrrha dans Métamorphoses d’ Ovide (livre I) :  « Aujourd’hui le genre humain repose sur nous deux , ainsi l’ont décidé les dieux : et il ne reste point d’autres exemplaires de l’humanité que nous. » Plus loin, Deucalion interpréta l’Oracle en ces mots « Notre grande mère, c’est la terre; les pierres, dans le corps de la terre, sont, à mon avis, ses os, que nous devons jeter derrière nous .» (image à la Une, tableau de Rubens 1636). Il est intéressant de constater que les amérindiens considèrent également les pierres comme les os de la Terre-Mère.

Il est d’une pierre appelé Agdus, d’une grandeur extraordinaire, de laquelle on dit que Deucalion et Pyrrha, prirent celles qu’ils jetèrent par-dessus leur tête pour repeupler le monde  (tiré du dictionnaire de la Fable de François-Joseph-Michel  Noel – 1803)

«Les pierres lancées par Deucalion devinrent des hommes, et celles lancées par Pyrrha devinrent des femmes. Depuis lors, par métaphore, les peuples ont pris leur nom (làos) de celui qui signifie la pierre (làas). » La bibliothèque d’Apollodore d’Athènes, grammairien grec du IIe siècle avant J.-C. Il faut noter que Làos désigne en grec ancien le peuple dans le sens de la foule en tant que rassemblement mais pas organisé, ni politiquement (demos), ni religieusement (ecclesia) donc laïque.

deucalion

 

 

 

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