Eléments de « volcano-théologie »

ou l’hypothèse Volcan dans la croyance judéo-chrétienne avant de retourner en poussières ou cendres (volcaniques ou pas).

Pour commencer, comme tout le monde le sait, le mot volcan nous vient d’un dieu, Vulcain, le dieu romain du feu et des volcans. Comme ce sont les Romains qui ont fait la promotion du christianisme grâce à Constantin Le Grand, alors voyons comment les volcans interviennent dans les croyances judéo-chrétiennes.Surtout qu’en Italie, de la liquéfaction du sang à la solidification de la lave avec le protecteur de la ville de Naples Saint Janvier jusqu’aux reliques de Sainte Agathe qui protège Catane de l’Etna, il y a de quoi faire le lien entre christianisme et volcanisme.

Mais c’est surtout un extrait d’un article de Valeurs Actuelles (avril 2010) pendant la crise du volcan islandais l’Eyjafjöll qui est le point de départ en reprenant un vieux serpent de mer :

« Les volcans pourraient également expliquer les deux événements les plus étonnants de la Bible : les dix plaies qui frappent l’Égypte quand celle-ci refusa de rendre leur liberté aux Hébreux et l’ouverture des eaux de la mer Rouge.

De nombreux historiens ont été surpris par l’analogie entre ces phénomènes et ceux qui entourent une explosion volcanique de grande ampleur : notamment la transformation des eaux en sang – ou en une matière rouge et putride –, le pullulement et l’hyperactivité des insectes et des batraciens, les épidémies, les pluies ou grêles toxiques, l’obscurité. L’hypothèse la plus simple consistait à voir dans l’Exode l’effet de l’explosion de l’île de Santorin, dans les Cyclades dite éruption minoénne. Mais celle-ci se serait produite vers 1600 av. J.-C., donc quatre cents ans au moins avant l’Exode.

Une autre hypothèse est apparue depuis peu. Il a été établi que le volcan Hekla, en Islande a explosé entre l’an 1200 et l’an 900 av. J.-C. Et que ce cataclysme – connu sous le nom scientifique de Hekla 3 – a été le plus violent des 10 000 dernières années : il aurait été de 5 à 6 fois plus puissant que l’explosion du Tambora. Si la date de 1200 av. J.-C. est retenue, on obtient une concordance totale avec les événements relatés par la Bible – et de nombreuses sources extrabibliques. »

Pour compléter ces hypothèses, reprenons d’abord certaines plaies d’Egypte [1]:
«…toutes les eaux qui sont dans le fleuve se chargèrent en sang …il y eut d’épaisses ténèbres …Yahvé fit tomber la grêle sur le pays d’Egypte…les grenouilles montèrent et recouvrirent l’Egypte …des taons en grand nombre entrèrent…dans tout le pays d’Egypte …les sauterelles…couvrirent toute la surface du pays…»

L’hypothèse volcan dans quelqu’unes des « dix plaies d’Egypte »:
– La cendre basaltique des tephras est souvent rouge par oxydation avec du fer (une autre hypothèse est la prolifération d’une micro algue rouge toxique). Des récits anciens font référence à des pluies de sang qui peuvent être en réalité des sables rouges.
– Après l’éruption du Laki (Islande) en juin 1873, l’été suivant fut particulièrement chaud. Le brouillard occasionné par le nuage, chauffé par le soleil d’été, causa de violents orages et d’importantes chutes de grêlons jusqu’à l’automne. (Une des causes de la révolution française de 1789, c’est aussi une des hypothèses ?)
– Une information a défrayé la chronique en Angleterre via la BBC sur les travaux de la biologiste Rachel Grant sur la capacité des crapauds à prévoir les séismes[2]. Une eau polluée et des vibrations font fuir les batraciens qui sont parmi les principaux prédateurs d’insectes comme les taons[3] : « Si leurs lieux de vie (mares, étangs, etc.) ne sont pas pollués, il y aura des prédateurs efficaces pour limiter leur population (insectes prédateurs, batraciens, oiseaux, etc.) » mais aussi les sauterelles, c’est ainsi qu’ils prolifèrent.

A propos de l’Exode qui figure dans la Bible, le Coran et la Thorah, extrait du passage 19/18 :
« La montagne de Sinaï était toute en fumée, parce que l’Éternel y était descendu au milieu du feu; cette fumée s’élevait comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence. »

Mais quelle est exactement la route de l’Exode hors d’Egypte? Charles Beke (1800;1874), un géographe anglais avait entrepris de mettre en relation la géologie avec la Genèse et il a proposé avec d’autres, que le volcan Hala-‘l Badr situé au nord ouest de l’Arabie saoudite a joué, dans cet épisode, le rôle de « la montage fumante ». Depuis d’autres sites toujours en Arabie saoudite sont proposés et provoquent évidement une polémique d’ordre théologique.

[1] http://www.dinosoria.com/plaies_egypte.htm

[2] http://news.bbc.co.uk/earth/hi/earth_news/newsid_8593000/8593396.stm

[3] http://www.insectes.org/insectes/questions-reponses.html?id_quest=1072

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Une des plaies d’Egypte, l’invasion des grenouilles (Détail d’une estampe – 1760-Archive BNF)

 

Les éléments et la sérendipité

« Le nom du plus grand des inventeur : accident. » disait Mark Twain

La sérendipité c’est la découverte fortuite, par accident.

CColomb d'après un reproduction de Paolo Giovo un contemporaindu navigateur
Colomb d’après une reproduction de Paolo Giovo un contemporain du navigateur (Archive BNF)

Le 11 octobre 1492, Christophe Colomb a abordé une « terre », le « Nouveau Monde » qui va marquer la fin du Moyen-Age. Il pensait accoster aux « Indes » avec le raisonnement suivant  » Si la terre en effet est de forme sphérique, l’Inde doit donc toucher à la mer Atlantique. », c’était sans compter sur le continent américain dans ce sens (donc en partant d’Europe vers l’ouest).

Léonard de Vinci disait « Qui pense peut se tromper beaucoup. », on pourrait ajouter que se tromper, permet des fois, de trouver quelque chose d’inattendu. Les exemples sont nombreux certains sont légendaires comme :

  • La découverte de la fabrication du verre selon Pline l’Ancien (23;79) : »On raconte que des marchands de nitre [Salpêtre] y ayant relâché [sur un plage], préparaient, dispersés sur le rivage, leur repas; ne trouvant pas de pierres pour exhausser leurs marmites, ils employèrent à cet effet des pains de nitre de leur cargaison : ce nitre soumis à l’action du feu avec le sable répandu sur le sol, ils virent couler des ruisseaux transparents d’une liqueur inconnue, et telle fut l’origine de verre. » C’est effectivement discutable car si on obteint du verre à partir du sable c’est plutôt du sable de silice comme celui de Fontainbleau
  • La poudre à canons par les expériences alchimiques des chinois de la fin de l’époque Tang (IXème siècle de notre ère) qui firent exploser un mélange en tentant de trouver la potion de l’immortalité, tant recherchée par les empereurs, comme le précise Joseph Needham (1900;1995) : »La référence  se rencontre  dans un livre taoïste qui recommandait  vivement aux alchimistes de ne pas mélanger ces substances…parce ceux qui le firent virent le mélange exploser, leurs barbes noircir et le feu détruire la maison où il travaillaient. »

Mais d’autres découvertes sont bien connues comme  :

  • La lithographie en 1796 par un auteur Aloys Senefelder qui s’aperçut que la pierre calcaire sur laquelle il avait écrit au crayon gras, faute de feuille de papier, conservait la mémoire du crayon après lavage; les traces grasses du crayon attirait l’encre, les parties humides la repoussait. La base de la lithographie sur pierre était née.
  • Le procédé de vulcanisation en 1839 par Charles Goodyear a été découvert par hasard mais après de multiples tentatives en faisant chauffer un mélange de caoutchouc et de soufre.
  • La découverte, en 1972, des fumeurs noirs et de cette vie marine des profondeurs a été une surprise pour les scientifiques.serendipité astres0004048

Brise de mer et brise de terre

« Année 1768 : Le ciel était si pur que le fond en paraissait noir; la brise, pendant le jour, soufflait du large…elle commençait entre 9 et 11 heures…La brise de terre prenait vers le milieu de la nuit; c’est un souffle léger, fort agréable…on le sent encore avant le lever du soleil; à mesure que cet astre s’élève sur l’horizon. » Voyage dans les mers de l’Inde fait par ordre du Roi par Guillaume Le Gentil, astronome français (1725;1792).

En journée par beau temps, le soleil chauffe la terre plus vite que la mer ce qui a pour effet de développer des courants d’air ascendants sur la côte, on parle aussi de convection. L’air chaud s’élève et est remplacé par de l’air frais venant de la mer, c’est la brise de mer ou brise du large (ou brise diurne). La vitesse de ce vent peut atteindre les  40 km/h.

Le processus inverse s’opère de nuit : l’eau de mer étant plus chaude que la terre, il se crée une brise de terre (ou brise nocturne) c’est-à-dire venant de la terre vers la mer. La brise de terre reste relativement faible car les différences de températures sont moins importantes que pendant la journée.

Cette description est valable directement à proximité du littoral, à quelques kilomètres à l’intérieur des terres il y a quelques fois confluence entre la brise de mer et les vents continentaux qui se rencontrent sur un front de brise formant une ligne d’ascendances matérialisée par des nuages.

« La mer, compliquée du vent, est un composé de forces » Victor Hugo

Victor Hugo a Guernesey buste
Victor Hugo (Archive BNF)

Dans la pratique la vitesse du vent peut être dominante par rapport à la brise.

Attention à ne pas confondre la brise avec le bise (celle de La Fontaine « La Cigale, ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fur venue… »)  qui est un vent fort et froid alors que la brise est légère. Un brise-bise est un dispositif visant à limiter le vent en le brisant.

 

 

Le grand échangeur des océans

« Les vagues ne se lèvent pas s’il n’y a pas de vent. » Proverbe chinois.

Tout est lié dans la machine, fini, complexe et imprévisible, que constituent les échanges entre les courants atmosphériques et marins. Ce grand tapis plongeant et émergeant qui est en action dans les océans est connu des marins depuis longtemps. Le Gulf Stream, littéralement le « courant du golfe », connu pour réchauffer l’Europe et qui souffle depuis le continent américain, du golfe du Mexique jusqu’à nos côtes de l’Atlantique à celles du Nord de l’Europe, pour plonger dans le cercle arctique.

D’après un océanographe américain, Matthew Maury (1806;1873), auteur d’une carte mondiale des courants marins (carte évidement centrée sur le continent américain), le Gulf Stream est décrit en ces termes : »Il est un fleuve dans l’Océan : dans les plus grandes sécheresses jamais il ne tarit; dans les plus grandes crues jamais il ne déborde » .

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Courants marins d’après Matthew Maury

Petite « Illustration » du Gulf Stream dans un article intitulé « La traversée de l’Atlantique par une bouteille » ( Février 1928) :

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Fac-similé du message original en anglais contenu dans la bouteille  :  » 4 mars 1926 : Où avez vous trouvé ceci? Voulez vous m’écrire et me le dire. Ainsi que les autres détails : quand , dans quelles conditions,  et les faits intéressants concernant cette découverte. Ceci a été jeté par-dessus bord au large de Miami Beach, Floride – W.M.C.Simon. Chef opérateur de radio du SS San Mateo, United Fruit Co, N.Y.

 » C’est en face de la plage de Miami que le message a été jeté à la mer le 4 mars 1926…à la naissance même du Gulf Stream, au sud de la Floride. Un peu plus de dix mois plus tard [le 19 septembre 1927] , il était recueilli à l’extrémité de la branche centrale du grand courant de l’Atlantique [Plouarzel à l’extrême pointe de la Bretagne]. Le parcours étant d’environ 7600 kilomètres, c’est à une vitesse de 13,5 km par jour que le frêle flotteur a effectué son voyage…pour lui imprimer une vitesse de près de 600 mètres à l’heure pendant 560 jours, ce sont incontestablement les courants qui l’ont constamment entraîné avec eux. »

GulfStream trajet bouteille
Trajet des 560 jours de la bouteille et son message

Dans son « Portrait du Gulf Stream. Éloge des courants », Erik Orsenna nous éclaire sur la contribution à l’étude de ce courant marin, de celui qui a maîtrisé le « feu du ciel » avec son paratonnerre, Benjamin Franklin. Et cet académicien de conclure « que tous les courants, qu’ils soient maritimes ou terrestres, ont des choses à nous dire. »

Briques

«  Si vous dites aux grandes personnes :  » J’ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit …  » elles ne parviennent pas à s’imaginer cette maison. Il faut leur dire  » J’ai vu une maison de cent mille francs.  » Alors elles s’écrient :  »  Comme c’est jolie!  » Antoine de Saint-Exupéry dans « Le Petit Prince ».

Dans l’Histoire d’Hérodote, il est rapporté qu’un prince d’Egypte aurait laissé une pyramide de brique avec cette  inscription gravée sur une brique « Ne me méprise pas, en me comparant aux pyramides de pierre. Je suis autant au-dessus d’elles que Jupiter est au-dessus des autres dieux : car en plongeant un épieu dans le lac et en recueillant la vase qui s’y était attachée, on en a fait les briques dont je suis construite. »

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C’est vrai que Palembang à Sumatra Est (Indonésie), était une ville portuaire centrale pour la grande route transasiatique des Indes, dont les traces archéologiques sont peu nombreuses car dans un tel environnement marécageux, peu de pierres sont disponibles car pour les bâtiments en dur, la brique a majoritairement été utilisé et réutilisé pour finir dans les eaux marécageuses.

Dans l’histoire relatée de la religion juive, craignant un Déluge de feu sur Terre,  les observations des astres furent gravées dans la brique pour en conserver la mémoire, la brique réfractaire exactement. Elle est en effet un élément essentiel pour contenir un feu intense comme dans le four à pain. Elles sont à base d’une forte teneur en silice, c’est également le cas de certaine « tuile » qui protège la navette spatiale soumise à de hautes températures pendant la rentrée dans l’atmosphère.

Les briques ont été , sont et resteront des pierres de construction massive au sens propre comme au figuré : dans ce dernier cas il y a le point de vue de l’ingénieur qui va parler de briques technologique pour avancer dans son projet ou le biologiste qui parle de briques de la vie.

Prométhée et la connaissance

« Prométhée mélangea de l’eau et de la terre, et créa les hommes. Il leur donna ensuite le feu, qu’en cachette il déroba à Zeus, dans un roseau creux. » Ce Feu de Prométhée c’est la connaissance donnée aux hommes qui est représentée par l’iconologie tirée de Jean-Baptiste Boudard (1766 -image de droite à la Une) « Le flambeau allumé qu’on lui donne est allusif à la lumière qu’elle répand dans les âmes, et aux sens, par lesquels, comme le dit Aristote, les connaissances se communiquent à l’esprit. »

 

Ce géant de la mythologie grecque, père de Deucalion celui du déluge, n’est pas tant connu comme le « potier » de l’Homme que comme celui qui vole le feu sacré de l’Olympe autrement dit le savoir divin. Pour cette entreprise, les géants entassèrent des rochers pour monter à l’assaut de l’Olympe comme cela est représenté sur une illustration de 1557 de Bernard Salomon et sur une peinture de Guiseppe Cesari (1568-1640).

Prométhée fut condamné à être enchaîné à un rocher au mont Caucase en se faisant dévorer le foi par un rapace (un aigle dans le texte du poète grec Hésiode et dont Nicolas Sébastien Adam en a fait un marbre en 1762 exposé au Louvre à Paris). Et c’est Vulcain (Héphaïstos chez les grecs) lui-même, dieu des forges et du feu, qui enchaîna, à contre cœur, Prométhée: « Vulcain…Mais moi, comment aurai-je le courage d’enchaîner, sur ce roc voisin des orages, un dieu à qui le sang m’unit » Eschyle (526-456 avant J.-C.)  dans « Prométhée enchaîné. »

 

 

Prométhé creation Louvre IIIe

Sarcophage sculpté du IIe siècle de la légende de Prométhée au Louvre à Paris

Dans la mythologie nordique, un supplice similaire est subit par le malfaisant Loki qui se retrouve attaché à trois pierres, à la différence que c’est un serpent qui lui crache son venin et quand il trésaille il déclenche un tremblement de terre.

Baudelaire : le poète des éléments

« Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides. »

Extrait de « Les Fleurs du mal- III-Elévation »

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« Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux… »

Extrait de « Les Fleurs du mal- X-Ennemi »

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« J’ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d’une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux… »

Extrait de « Les Fleurs du mal- XII-La vie intérieure »

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« Architecte de mes féeries,
Je faisais, à ma volonté,
Sous un tunnel de pierreries
Passer un océan dompté ;

Et tout, même la couleur noire,
Semblait fourbi, clair, irisé ;
Le liquide enchâssait sa gloire
Dans le rayon cristallisé.

Nul astre d’ailleurs, nuls vestiges
De soleil, même au bas du ciel,
Pour illuminer ces prodiges,
Qui brillaient d’un feu personnel ! »

Extrait de « Les Fleurs du mal- CXXVI-Rêve parisien »

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N’est ce pas l’élément feu qui lui va personnellement le mieux avec un anagramme à partir de son nom  » Chaleur de braise » ?