Charles Darwin dans son « Voyage d’un naturaliste autour du monde »,  écrit le 1er avril 1836 « Nous arrivons en vue de l’île Keeling ou île des Cocos, située dans l’océan Indien à environ 600 milles [1111 km] de la côte de Sumatra. C’est un attol, ou île de corail… »

C’est un territoire australien depuis 1984, constitué de plusieurs atolls isolés géographiquement et aussi géologiquement : « A l’intérieur du lagoon, l’eau transparente, tranquille, peu profonde, repose presque partout sur un fond de sable blanc…Le sol se compose entièrement de fragments arrondis de corail…En dehors des arbres, le nombre des plantes est très limité…La liste des animaux terrestres est encore plus pauvre que celle des plantes…Les longs rubans de terre qui forment les îlots sont élevés hors de l’eau juste assez pour que la vague puisse rejeter sur eux des fragments de coraux et le vent y accumuler des sables calcaires. »

C’est en fait que du corail, du calcaire que Darwin rencontre et qui va lui permettre d’expliquer  « la cause de la forme particulière des attols » par  » la théorie de la croissance continue des coraux pendant l’affaissement du sol [volcanique à l’origine]. »

atoll d'après darwin

Le 6 avril, Darwin écrit:  » Les forces organiques empruntent, un par un , aux vagues écumantes, les atomes de carbonate de chaux [calcaire] et les absorbent pour les transformer en une construction symétrique. »

Mais dans un petit atoll au nord de Keeling, la découverte d’une pierre en grès attire l’attention de Darwin: « Il est fort extraordinaire, en effet, qu’on ait découvert cette unique pierre à un endroit où tout ce qui est solide est composé de matières calcaires. » C’est ainsi que Darwin conforté par le récit d’un autre naturaliste explique  » J’en vins à la conclusion que ce bloc de grès devait avoir été transporté dans les racines de quelques gros arbres. » comme c’est la cas dans un groupe d’îles de corail du pacifique où les habitants « se procurent les pierres nécessaires pour aiguiser leurs outils en cherchant dans les racines d’arbres amenés par les vagues sur les côtes de leurs îles. Il est évident qu’on a dû en trouver plusieurs fois, puisque la loi du pays ordonne que ces pierres appartiennent aux chefs. »

 

 

 

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