Ou comment les volcans ont inventé l’eau chaude !

Les épanchements de lave et l’action de l’eau et des glaciers ont toujours été intimement liés à l’histoire de la terre. Par ailleurs, comme le volcanisme, l’eau est indispensable à la vie mais quand les deux éléments se rencontrent dans des conditions de température et de pression différentes cela produit des interactions particulières et souvent spectaculaires.

Les éruptions sous-glaciaires comme en Islande sous le glacier Vatnajokull avec un de ses sept volcans connus le Grimsvotn[1]  c’est surtout l’éruption de 1996 qui est à l’origine d’un phénomène destructeur particulier liée à l’eau glacée le « Jokulhlaup »: mélange d’eau, de boue et de glace en crue. Des conditions similaires se retrouvent  sur le volcan le plus septentrional le Beerenberg  ou sur le plus austral,le mont Erebus(un des rares cratères avec un lac de lave permanent).

Beerenberg au XIXe
Le Beerenberg au XIXe siècle ( Lat. 71° 04’48″N, Long. 8° 10’12 » O)

Pour rester en Antarctique, le volcanisme étant très difficile à appréhender sous la glace les conséquences d’une forte éruption sont encore mal connues[2]. Il existe des montagnes à sommets plats, maintenant découvertes, vestiges d’éruptions sous-glaciaires que l’on nomme les « tuyas », comme dans les îles du détroit de Béring (les îles Diomède).

Les éruptions sous-marines sont plus connues comme celles de Surtey en Islande , Krakatoa en Indonésie, Tonga , Kulombo ,  Tarumae, récemment dans les Salomon le Kavach entre deux eaux ou plus exactement entre deux états de l’eau.

Les éruptions dans un lac de cratère (limnique) profond en général avec un stockage de gaz carbonique dissous brusquement relâché comme au lac Nyos (1986) ou son voisin le lac Monoun (1984). Le lac Kivu barré par les montagne des Virunga, lui, représente un risque potentiel de dégazage avec du méthane en plus.

Il y a également les éruptions qui engendrent des coulées de boues très destructrices, les « lahars »comme celle de l’éruption du Nevado del Ruiz qui a eu lieue en 1985 ou en Nouvelle Zélande avec la vidange d’un lac en 2007, lui-même barré par une accumulation de cendres formée en 1996.

Il ne faut pas oublier que les gaz volcaniques, moteur de l’éruption, sont constitués de plus de 50% de vapeur d’eau.

[1] http://en.vedur.is/earthquakes-and-volcanism/articles/nr/2040

[2] http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/volcanologie/d/un-volcan-cache-sous-la-glace-en-antarctique_14325/

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