« Prométhée mélangea de l’eau et de la terre, et créa les hommes. Il leur donna ensuite le feu, qu’en cachette il déroba à Zeus, dans un roseau creux. » Ce Feu de Prométhée c’est la connaissance donnée aux hommes qui est représentée par l’iconologie tirée de Jean-Baptiste Boudard (1766 -image de droite à la Une) « Le flambeau allumé qu’on lui donne est allusif à la lumière qu’elle répand dans les âmes, et aux sens, par lesquels, comme le dit Aristote, les connaissances se communiquent à l’esprit. »

 

Ce géant de la mythologie grecque, père de Deucalion celui du déluge, n’est pas tant connu comme le « potier » de l’Homme que comme celui qui vole le feu sacré de l’Olympe autrement dit le savoir divin. Pour cette entreprise, les géants entassèrent des rochers pour monter à l’assaut de l’Olympe comme cela est représenté sur une illustration de 1557 de Bernard Salomon et sur une peinture de Guiseppe Cesari (1568-1640).

Prométhée fut condamné à être enchaîné à un rocher au mont Caucase en se faisant dévorer le foi par un rapace (un aigle dans le texte du poète grec Hésiode et dont Nicolas Sébastien Adam en a fait un marbre en 1762 exposé au Louvre à Paris). Et c’est Vulcain (Héphaïstos chez les grecs) lui-même, dieu des forges et du feu, qui enchaîna, à contre cœur, Prométhée: « Vulcain…Mais moi, comment aurai-je le courage d’enchaîner, sur ce roc voisin des orages, un dieu à qui le sang m’unit » Eschyle (526-456 avant J.-C.)  dans « Prométhée enchaîné. »

 

 

Prométhé creation Louvre IIIe

Sarcophage sculpté du IIe siècle de la légende de Prométhée au Louvre à Paris

Dans la mythologie nordique, un supplice similaire est subit par le malfaisant Loki qui se retrouve attaché à trois pierres, à la différence que c’est un serpent qui lui crache son venin et quand il trésaille il déclenche un tremblement de terre.

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