Déodat-Guy-Sylvain-Tancrède Gratet de Dolomieu (1750-1801), portait peint visible à l’école des mines de Paris (image à la Une) où il a été enseignant à partir de 1796.

Dans les voyages du Commandeur de Dolomieu à propos de la Sicile «Le mont Etna n’est pas le seul, ni le plus ancien Volcan de la Sicile. Cette île a été dans tous les temps le proie des feux souterrains, et ils s’y avaient établi leur empire destructeur longtemps avant la retraite des eaux et le dessèchement du globe. »

Il a donné son nom à la roche « Dolomie » ou « Dolomite »c’est une pierre naturelle utilisée comme moellons et revêtement de façades. Il a aussi donné son nom à un cratère du Piton de la Fournaise sur l’île de la Réunion, à un pic de La Soufrière en Guadeloupe et au massif alpin italien « Les Dolomites ».

Auteur en 1801 d’un ouvrage écrit en prison  « Sur la philosophie minéralogique », voici son exposé : Dolomieu portrait«  La minéralogie, proprement dite, ou Oryctognosie [connaissance du minéral en grec ancien], peut se diviser en deux sections, l’étude, la recherche et l’examen des tous les produits du règne minéral, … cette première section peut être nommée Minéralogie pratique, …, la seconde … Philosophie minéral;…,1°. L’examen et la discussion de tous les moyens employés par la première, afin de reconnaître s’ils sont bien adaptés à leur objet; 2°. La recherche de toutes les propriétés dont les minéraux sont susceptibles,..;3°. Le droit de fixer la vraie signification de tous les mots employés dans la science,…; 4°. La formation des méthodes pour disposer et décrire les minéraux; 5°. La critique de toutes les conventions proposées ou adoptées à ce sujet; 6°. L’histoire de tout ce qui a été entrepris ou fait pour l’avancement de la science, et des causes qui ont retardé ou avancé ces progrès; 7° L’indication de tout ce qui peut aplanir la route du minéralogiste, favoriser ses travaux et simplifier ses recherches…L’une fait la récolte, l’autre veille à ce que les produits en soient placés avec ordre.»

Il doit être un des premiers à mettre en garde sur l’altération des monuments par les conditions atmosphériques et il écrit sur le tremblement de terre catastrophique de 1783 en Calabre en montrant que les dommages sont liés à la constitution du sol. Il étudie pour la première fois un volcan de boue en 1785. Il va assez loin dans la description d’une dérive des continents avant l’heure, de ce qu’il appelle « la fluidité du globe » en écrivant « les agents volcaniques ne feraient que soulever cette matière de tout temps pâteuse et visqueuse sur laquelle reposent nos continents et qui les supporte sans peine parce qu’elle a plus de densité que cette croûte extérieure. »

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