Victor Hugo dans sa dimension de poète engagé a été un temps en exil dans les îles anglo-normandes  à Jersey d’abord de 1851 à 1855 (Image à la Une Victor Hugo sur le rocher des proscrits), puis jusqu’en 1870 à Guernesey

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Statue de Victor Hugo à Guernersey (Archive BNF)

« Cet éloignement fut des plus profitables à la réputation de Victor Hugo : sa figure grandit dans cet perspective mystérieuse; l’exil y ajoute son auréole ; l’esprit public est vivement frappé de cette image du poète pareil à un Titan cloué sur un rocher battu par les flots…Ce génie, dans la solitude où il ne rencontre aucune résistance, aucun contrôle, se développe en sa pleine expansion. Le poète a pour voisin l’Océan, et sa rêverie s’harmonise au mugissement énorme de la mer. Il a pour horizon le ciel; son œil, en s’y fixant, s’habitue à percevoir l’invisible » extrait de « Lectures pour tous » (1901- Image à la Une ).

Cet exil lui inspire la prose de « Les Châtiments » (1853), il fait dans « Les Misérables » (1862) l’épopée du peuple et s’inspire des îliens pour écrire « Les travailleurs de la mer » qui débute ainsi « Je dédie ce livre au rocher d’hospitalité et de liberté, à ce coin de vieille terre normande où vit le noble petit peuple de la mer à l’île de Guernesey, sévère et douce , mon asile actuel, mon tombeau probable.» Mais pour ce monument de la littérature c’est le Panthéon à Paris qui sera son tombeau avec des obsèques national à l’âge de 83 ans en 1885.

Victor Hugo Sorbone

 

 

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