» Depuis 500 millions d’années, la surface des continents ne s’accroît pratiquement plus » Claude Allègre « De la pierre à l’étoile »

De 3,87 à 2,4 milliards d’années c’est la mise en place de grandes masses continentales aussi appelées cratons de l’ère géologique nommée « Archéen ». Les deux plus grands cratons rescapé, de dimension continentale, se trouvent en Afrique du Sud et en Australie peut être le même à l’origine, compte tenu de la tectonique des plaques. A l’époque la terre était plus chaude (le manteau en particulier) que le terre que nous observons [1]. Ce qui indique que la croûte pouvait s’enfoncer plus profondément dans le manteau et ainsi être plus épaisse. La production de magma était plus important aussi, avec des arcs volcaniques plus large. La tectonique de l’Archéen est par ailleurs caractérisée par une tectonique verticale se produisant à l’intérieur des plaques (intra-plaque) dont le moteur était la gravité.

En ce qui concerne les océans, malgré des échantillons d’eaux piégées dans des roches sédimentaires d’un craton âgé de 3,2 milliards d’années, les chercheurs ne peuvent conclure sur la composition salée ou non de l’eau archéenne.

A propos de la composition de l’air, il est encore plus difficile de conclure car les traces directes n’existent tout simplement pas et seules les simulations permettent de supposer que l’oxygène n’est apparu que vers 2,2 milliards d’années alors que l’azote avait déjà été dégazé à travers le manteau terrestre [2].

D’après le livre « Le soleil, la Terre, …, la vie » ouvrage collectif aux éditions Belin (2009).

 

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[1] Du feu central à la graine

[2] Ciel bleu et rouge

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