« La conscience cette petite étincelle de feu divin » Georges Washington

Depuis que l’humanité a su maîtriser le feu, il a certainement été considéré comme sacré et de nombreux mythes et cultes s’y rattachent.

Le feu sacré ou divin est un élément très répandu dans l’antiquité, de la Perse au feu divin de l’Olympe apporté aux hommes par Prométhée.Moise et le buisson ardent 1493 Il l’est aussi chez les chrétiens dans l’épisode de l’ancien testament du buisson ardent. C’est Agni  le dieu du feu chez les Hindouistes,mais aussi celui de la foudre et du foyer domestique. Agni est d’abord issu de l’eau, comme le soleil qui se lève au-dessus de la mer , puis de l’air dans la foudre et enfin des flammes sur terre.

Enfin, les zoroastriens de Perse sont désignés communément « les adorateurs  du feu ». Ahura-Mazda, créateur des quatre éléments, est vénéré à travers ce culte du feu qui est considéré comme le fils du dieu. Dans « La Description du monde », célèbre voyage de Marco Polo au XIIIe siècle, l’histoire de l’étape du »grand pays de Perse » (chapitre XXX) et de ses adorateurs du feu est la suivante  :

« …Il trouva un village appelé Kalaï Atachparastan, ce qui veut dire en français »village des adorateurs du feu », nom bien justifié, car les gens de ce village adorent le feu…Jadis les trois rois de cette contrée allèrent adorer un prophète qui venait de naître [Jésus] et ils emportèrent trois offrandes…pour savoir si ce prophète était dieu , roi ou médecin…L’enfant reçut ces trois offrandes , puis il leur donna une boîte fermée et les trois rois partirent pour rentrer dans leur contrées »roi mage.JPG

A la suite de l’illustration ( image à la Une ) issue du « Livre des merveilles » enluminé au XVe siècle on peut lire la suite de l’histoire ( c’est-à-dire le chapitre suivant) et  dont le texte est donné par cette archive de la BNF :

Comment les III rois jetèrent la pierre au puits (image à la Une)
« Quelques jours plus tard, les trois rois avisèrent la boîte dont l’enfant leur avait fait présent. Ils l’ouvrirent et y découvrirent une pierre. Étonnés, ils se demandaient pourquoi l’enfant leur avait fait un tel présent et ce que cela signifiait. C’était que, quand ils avaient présenté leurs offrandes à l’enfant, celui-ci les avait acceptées toutes les trois, car il était vrai dieu, vrai roi, et vrai médecin, et que la foi qu’ils avaient en lui devait être solide comme cette pierre. Mais les trois rois ne comprirent pas la signification de la pierre. Ils la jetèrent dans un puits. Alors, un feu ardent descendit du ciel dans le puits. Émerveillés de ce prodige, les trois rois regrettèrent leur geste, car alors seulement ils comprirent le sens de ce présent.
Ils prirent de ce feu et l’emportèrent chez eux, le plaçant dans une belle et riche église. Ils l’y laissent brûler et l’adorent comme un dieu. Et pour tous leurs sacrifices ils utilisent ce feu. Et s’il vient à s’éteindre, ils vont en chercher chez d’autres adorateurs du feu, voisins, et le portent dans leur église. Voici donc pourquoi les hommes de cette cité de Saba adorent le feu. II leur faut marcher parfois dix jours durant pour trouver du feu. C’est ce qu’ils racontèrent à Marco Polo, l’assurant que tout cela était vrai. Et même que l’un des rois était de la cité de Satu, l’autre de Deana et le troisième de cette même bourgade de Saba, où ils adoraient le feu ainsi que toute la contrée. Je vous ai parlé de cette coutume, je vous parlerai maintenant des coutumes des autres contrées de Perse. »

texte adorateur du feu

 

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