« Vague, rochers ,gazons,-regarde c’est la terre! » Victor Hugo dans « Les chants du crépuscule –Au bord de la mer » (1836)

L’image qui s’impose au pèlerin du Moyen-Age comme au voyageur contemporain, c’est un rocher (de granite) où l’homme y a greffé avec foi une abbaye de pierres.

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L’histoire de la première construction, sur le mont, un sanctuaire débutée en 708,  par l’évêque d’Avranches , Aubert, a une part de légende liée au site rocheux  lui-même. Elle est racontée par Marc Déceneux dans « Le guide de la France Mythologique » :  » Les travaux sont empêchés par la présence…de deux grosses pierres que les nombreux ouvriers mobilisés ne peuvent ébranler…Bain , un aristocrate local..se rend seul au sommet du mont et, sans effort, déplace cette masse d’une telle grandeur. Le sanctuaire est alors édifié et Aubert procède à sa consécration un an plus tard …le 16 octobre » donc en 709. Le point de vue original que développe cet auteur à propos du « port d’Hercule » nom donné autrefois au mont Saint-Michel est : « Il s’agit en réalité de l’adaptation chrétienne d’un mythe celtique de fondation…L’acteur principal en est un dieu ou un héros guerrier dont les traits sont ceux de l’Hercule gaulois à qui le mont était dédicacé. »

Mont Saint Michel carte 1955

L’abbaye ne fut fondée qu’en 966 sur ce rocher entourée de sables mouvants, les « lizes », et d’eau pendant les grandes marées. Ce vieux « Mont Saint Michel-au Péril-de-la-mer » depuis plus de mille ans, malgré les incendies et la foudre, a su gardé son attractivité intemporelle. Cela évoque une citation : « Même les rochers, même les horloges, même le temps, où le passé précipite ses eaux, vers celles du futur en tourbillonnant sur un présent fuyant, quasi circulaire , toujours là comme éternel. » Michel Serres

 

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