A l’instar de  Buffon [1] qui a étudié et décrit le corail [2] comme un organisme vivant, Darwin [3] s’y est intéressé et en a fait des descriptions durant son voyage autour du monde dans son ouvrage intitulé « Les récifs de corail, leur structure et leur distribution », tout comme il a décrit la formation géologique des atolls et de leur banc de corail.

Le corail se retrouve représenté dans sa première esquisse de l’arbre de la vie dans ses notes antérieures à la publication « De l’origine des espèces » (1859).

A propos de l’arbre de la vie de Darwin, Bredekamp dans  son livre « Les coraux de Darwin » écrit  « Avec le corail, il était en possession d’un modèle d’évolution permettant de visualiser l’action du temps de façon d’autant plus significative qu’il rendait visible, d’un seul coup d’œil, la séparation entre les espèces encore vivante et les espèces mortes. Les points, espèces éteintes, renvoyaient aux bras pétrifiés des coraux» ou encore «  Ce sont justement ces ramifications qui manquaient aux arbres, car les branches transversales symbolisant les trois règnes de la nature dans l’esquisse de Darwin ne peuvent en principe plus se souder. Il en est autrement des coraux chez qui les branches et les ramifications peuvent toujours produire de nouvelles unions même après leur divisions » En effet, avec les progrès sur le décodage de l’ADN,  la découverte de l’ homme de Denisova contemporain à celui de Neandertal et de l’Homo sapiens, les chercheurs ont découvert des gènes communs avec notre ADN modernes même si ce n’est que quelques pour-cents par individu. Mais pour l’homme de Neandertal si l’on cumule ces portions d’ADN différentes pris individuellement sur l’ensemble de la population actuelle, le pourcentage pourrait s’élever à plusieurs dizaines de pourcents !

 

[1] Buffon et la géologie moderne

[2] Récifs coralliens

[3] Darwin et les Galapagos

 

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