… selon Georges Sand (1804;1876):  » Nous suivîmes la raie noire tracée sur le banc de roc calcaire qui forme le plafond des galeries. Cette raie sert à diriger les pas de catacombes.jpgl’homme dans les détours inextricables qui occupent huit ou neuf lieues d’étendue souterraine. Au bas d’un bel escalier, taillé régulièrement dans le roc, nous trouvâmes une source limpide incrustée comme un diamant sans facettes dans un cercle de pierre froide et blanche ; cette eau , dont le souffle de l’air extérieur n’a jamais ridé la surface , est tellement transparente et immobile, qu’on la prendrait pour un bloc de cristal de roche…Cavernes éplorées , retenez vous donc votre proie avec délice, pour ne la rendre jamais à la chaleur du soleil? Mais non ! on est frappé d’un autre sentiment en parcourant à la lueur des torches les funèbres galeries des carrières qui ont fourni à la capitale ses matériaux de construction. La ville souterraine a livré ses entrailles au monde des vivants, et, en retour, la cité vivante a donné ses ossements à la terre dont elle est sortie. »

Cet endroit fut d’abord nommé « source de Léthé » ou « de l’Oubli », on lui a donné ensuite le nom de « Fontaine de la Samaritaine » en référence à un verset de l’Évangile.

fontaine Samaritaine
Fontaine de la samaritaine ( Archive BNF)

 

Autres billets sur Georges Sand : « Pierres-figures » et « Le ruisseau, l’insecte et le lotus » ou sur les carrières souterraines de Paris.

George Sand

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