« Quelques gouttes de rosée sur une toile d’araignée, et voilà une rivière de diamant. » Jules Renard

Dans l’antiquité, en Chine, des « tours à eau » permettaient de récupérer l’eau contenue dans l’air.

En Méditerranée on les appelaient des « puits aériens », ils étaient constitués de tas de pierres disposés de tel façon que l’air ambiant plus chaud s’y engouffrant condensait l’humidité. Il existe des vestiges de grands clapiers en pierres sèches en Provence souvent situés sur des plateaux de basse altitude et en amont de zones cultivées

Dans les Andes et l’Himalaya, et dans les régions de stress hydrique [1]  en général, de tels procédés existent toujours, il s’agit de « filets à brouillard » ou «  à nuages » qui piègent comme la toile d’araignée l’eau présente dans le brouillard. Il s’agit de filets avec des mailles assez serrées dont les gouttes sont recueillies dans des gouttières à la base des filets pour terminer dans des réservoirs (ainsi plusieurs dizaines de litres par jour par mètre carré de filets peuvent être récoltées). Dans le désert d’Atacama (Chili), une technique centenaire consiste à récolter l’eau avec des cordes [2] tendues verticalement grâce à des pierres fixées à leur extrémité et perpendiculairement à la brise de mer [3].

Sur les pentes arides de l’île de Lanzarote (Canaries) c’est la pierre volcanique (Lapilli) qui piège la rosée pour alimenter les pieds de vigne si réputés. Piéger la rosée est également une technique de survie bien connue.

[1] Stress hydrique

[2] Pleins feux sur les cordes

[3] Brise de terre et brise de mer

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