Les glissements de terrain volcaniques ou déstabilisation de flancs de certaines îles volcaniques sont plus ou moins bien étudiés. Deux critères sont nécessaires pour mettre en évidence les traces de ce phénomène, un cratère en fer à cheval et des débris ou dépôts en grande quantité.

Tahiti, La Palma, Basse-Terre en Guadeloupe et la Montagne Pelée en Martinique sont des cas de glissements anciens à la fin des périodes glaciaires. Parmi les causes de ces effondrements de flancs, les changements climatiques au quaternaire ont semblent-t-ils été  une explication dont le mécanisme reste encore à déterminer précisément [1].

On retrouve des grands glissements plus récents à Nuuanu (20 km2) [2] au large d’Hawaï [3] mais aussi à Ishia en Italie [4] ou à Tenerife dans les îles Canaries [5].

Dans l’arc des Petites Antilles, en étudiant le passé [6], il existe des glissements potentiels avec un risque de tsunami [7]. Cette zone fait d’ailleurs l’objet d’exploration afin de mieux évaluer l’histoire géologique des différents glissements connus.

Par ailleurs, pour le cas des volcans terrestres, il y a aussi de quoi se soucier des glissements de terrain ou effondrements de flancs[8] à commencer par la tristement célèbre catastrophe du Mont Saint-Helens aux Etats-Unis survenue en 1980 [9].

SH.jpg

 

[1] « Submarine slides on volcanic islands – a source for mega-tsunamis in the Quaternary »

[2] « Nuuanu landslide »

[3] « Hawaiian landslides »

[4] « Catastrophic landslides off Ischia volcanic island (Italy) during prehistory »

[5] « Geological evidence for a large landslide in Tenerife »

[6] « L’île de la Dominique, à l’origine des avalanches de débris les plus volumineuses de l’arc des Petites Antilles »

[7] « L’exemple de l’arc des Petites Antilles : événements récents et implications »

[8] « Landslides are common on tall, steep, and weak volcanic cones. »

[9] « Multiphase-flow numerical modeling of the 18 May 1980 lateral blast at Mount St. Helens, USA »

Publicités