« Les humains ne cherchent pas à gagner du temps ; ils cherchent à élargir leur univers de choix dans le temps invariant qu’ils consacrent à leurs déplacements ». D’après Jean Poulit  dans le « Le territoire des hommes » (2005), le temps consacré aux déplacements ne varie pas dans le monde, il est de 1h20 +/- 3 min, parallèlement, les vitesses de déplacement augmentent donc la distance parcourue augmente, c’est la raison pour laquelle les territoires des hommes s’épanouissent et donc créent de la valeur au sens économique.

La gestion du risque des réseaux souterrains est vitale, l’eau pouvant être pollué, le gaz potentiellement explosif et le pétrole inflammable. Quant aux réseaux de surface autoroutiers, ferroviaires et aériens, ils constituent également une vulnérabilité au sens de la libre circulation des hommes et des marchandises mais aussi de l’information. Chacune de ces formes d’informations réelles et virtuelles interagissent désormais en permanence et nécessitent de nouveaux outils [1] .

L’impact sur l’ensemble de ces réseaux est encore plus large. Au-delà des éléments, granulats, cailloux , sables transportés [2] et fluides distribués, c’est dans l’air, via nos smartphones en 4G, à l’ère du numérique que  «main-tenant » selon Michel Serres [3], les informations (ou « Big data ») circulent, à commencer par les réseaux sociaux qui sont devenus d’une importance capitale.

La roue des amis illustre le « phénomène du petit monde » qui considère que n’importe quelle personne A est reliée à une autre B par seulement 6 relations (récemment réévalué à 4,74 par L. Backstrom, P. Boldi, M. Rosa, J. Ugander, S. Vigna dans  « Four Degrees of Separation »). Par ailleurs, sur internet, on considère que 90% consomment, 9% commentent et seulement 1% créent le contenu.

réseaux sociaux

« Les données sont devenues une ressource, peu différente des matières premières, comme le charbon ou le minerai de fer, et dont l’importance économique dépassera celle du pétrole. » le Monde Janvier 2013.

[1] La carte augementée

[2] Tous consommateurs de cailloux

[3] Michel Serres : le philosophe des éléments

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