» Le capital ne signifie pas seulement la concentration de l’argent, mais aussi de l’eau dans les barrages… » Michel Serres [1], Petite Poucette.

Derrière la pierre ou le béton sous le ciel c’est de l’eau qui est retenue grâce à un barrage. Cette idée de créer un réservoir existe depuis le début de l’antiquité (les premiers barrages connus au Proche-Orient en -3500 avant J.C.), d’abord pour fournir de l’eau en irriguant les cultures, puis progressivement pour fournir de la puissance mécanique et maintenant majoritairement électrique. Le plus grand barrage hydraulique (le barrage des trois gorges) est chinois, il a été mis en service en 2009.

L’histoire des barrages en France est liée avec une discipline où les français excelle c’est la mécanique des roches car pour retenir l’eau il faut de bons ancrages dans le rocher (barrage voûte) ou un poids suffisant (barrage poids). En effet, tout la difficulté technique des ingénieurs c’est de contenir la force exercée par la masse d’eau sur la surface du barrage autrement dit la pression de l’eau.

Mais ces contraintes sur les barrages sont variables en fonction des caprices du temps et des réactions au cours du temps des conditions initiales de construction. En 1959 un barrage voûte près de Fréjus à Malpasset cède causant la mort de 400 personnes avec des dégâts considérables. L’accident de Malpasset et celui de Vajont ont permis de progresser dans la conception de ces ouvrages d’art.

Un barrage peut également ébranler la terre au point de générer un séisme pendant son remplissage.

[1] Michel Serres : le philosophe des éléments

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