La fabuleuse origine du verre selon Pline l’ancien découvert par sérendipité [1] : « Il est dans la Syrie une contrée nommée Phénicie, …renfermant…un marais… On croit qu’il donne naissance au fleuve Bélus… Ce fleuve limoneux et profond ne montre qu’au reflux de la mer le sable qu’il charrie. Alors, en effet, ce sable, agité par les flots, se sépare des impuretés et se nettoie.

On raconte que des marchands de nitre y ayant relâché, préparaient, dispersés sur le rivage, leur repas; ne trouvant pas de pierres pour exhausser leurs marmites, ils employèrent à cet effet des pains de nitre de leur cargaison : ce nitre soumis à l’action du feu avec le sable répandu sur le sol, ils virent couler des ruisseaux transparents d’une liqueur inconnue, et telle fut l’origine de verre.

Jadis Sidon était célèbre pour ses verreries; on y avait même inventé des miroirs de verre… Aujourd’hui, à l’embouchure du fleuve Vulturne, en Italie,… entre Cumes et Liternum, on recueille un sable blanc très tendre; on le broie au mortier et à la meule; ensuite on y mêle trois parties de nitre, soit au poids, soit à la mesure; le mélange étant en fusion, on le fait passer dans d’autres fourneaux : là il se prend en une masse à laquelle on donne le nom d’ammonitre. Cette masse est mise en fusion, et elle donne du verre pur et des pains de verre blancs. Cet art a passé même en Gaule et en Espagne, où l’on traite le sable de la même façon.»

Le fait est que sur la « route de la soie » venait de Chine, la soie bien sûr, mais dans l’autre sens en provenance d’Europe c’était la verrerie.

C’est à la Renaissance artistique que l’excellence du verre de Murano, une île proche de Venise, a été  mondialement reconnu. A la Renaissance scientifique, Galilée a su en tirer toute la quintessence avec la fabrication de lentilles pour le perfectionnement de sa lunette astronomique et les découvertes qui ont suivies. Alors que chez les chinois le passage de la lumière est assuré par la porcelaine et le papier, plus translucides que transparents. Et c’est bien l’Europe avec, par la suite, le siècle des lumières et son apport de nouvelles connaissances qui dominera la science malgré l’avance prise par la Chine avec des inventions telle que la boussole [2].

De nos jours, la fibre de verre transportant les « big data » [3] à la vitesse de la lumière s’impose petit à petit comme un vecteur d’avenir.

fibre optique

[1] Les éléments et la sérendipité

[2] La pierre angulaire de la boussole

[3] Des réseaux dans l’air à l’ère du numérique

 

 

 

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