Les constructions traditionnelles japonaises se sont adaptées aux éléments pour durer [1]. La pierre est largement minoritaire par rapport aux bois, c’est le cas en particulier des charpentes et de leur support les piliers  dont l’élément de liaison les encorbellements sont aérées, ils alternent vides et pleins.

 

Ces parties hautes du bâtiment que constituent la toiture et la charpente, des temples en général, sont spécifiques à l’archipel et essentielles face aux éléments et en harmonie avec leur environnement. Les courbes concaves du toit ont été particulièrement bien mises en évidence par Hokusaï [2] en regard du mont Fuji dans sa séries des 36 vues (et plus) de ce volcan.

Hokusai Honganji temple

Les toitures en pente aiguës débordent largement de la structure porteuse pour s’adapter à la pluie et à la chaleur. Par ailleurs si le bois est privilégié à la pierre, c’est avant tout pour absorber l’énergie sismique transmises aux charpentes dans ce pays aux nombreux tremblements de terre. Les pierres sont plutôt réservées à l’extension architecturale des temples et des demeures à savoir les jardins, où les rochers et l’eau jouent un rôle capital jusqu’au jardin zen, ultime représentation minérale du monde [3].

jardin Tokyo

[1] L’adaptation durable ou pas

[2] Hokusaï : l’artiste champion des éléments

[3] Les cailloux et nous

 

Publicités