« Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs  » au sens figuré bien sûr quand on ne veut pas entendre quelque chose, ce à quoi Victor Hugo répliquerait « Qu’importe la surdité de l’oreille quand l’esprit entend ».

Mais au sens propre entre la partie externe et moyenne de l’oreille, le tympan sert de « mur » ou de rempart contre les forces exercées sur lui, sur sa surface, autrement dit contre les variations de pressions. Ces variations de pressions sont plus rapides sous l’eau en plongée [1] où il est indispensable d’équilibrer au niveau du tympan la pression externe qui augmente avec la profondeur avec la pression interne pour éviter un barotraumatisme. Dans l’air en altitude c’est le phénomène inverse, la pression de l’air diminue avec l’altitude [2] il faut donc pratiquer un rééquilibrage mécanique. La technique la plus simple consiste à se pincer le nez et à souffler dedans comme pour se moucher.

Pour le son qui arrive à nos oreilles par de petites variations de pression dans l’air sous forme de vibrations, autrement dit d’ondes transmises mécaniquement dans l’oreille externe reçues par le tympan jusqu’à notre oreille interne (la cochlée exactement). En plus, il existe également des réactions chimiques qui permettent au cerveau d’interpréter l’ensemble des informations du signal sonore reçu.

Mais en aucun cas physiquement parlant « ce qui rentre par une oreille, sort par l’autre » pour employer un adage populaire. Raymond Devos, l’humoriste, l’avait bien observé : « Par exemple, j’ai ouï dire qu’il y a des choses qui entrent par une oreille et sortent par l’autre. Je n’ai jamais rien vu entrer par une oreille et encore moins en sortir! »

oreille air eau

[1] Plongée subaquatique

[2] Atmosphère

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