«L’on rencontre en effet dans cet archipel de feu, dans cet amas d’îles, toutes incontestablement le produit des feux souterrains, une suite de Volcans qui réunissent les différents états par où passent successivement toutes les Montagnes volcaniques; et ce qui leur est particulier, et ne se voit peut être en aucun lieu du monde, un de ces volcans, le Stromboli, qui est dans une agitation et une activité continuelle, qui n’a pas un instant de calme et de tranquillité, et après des intermittences courtes et réglées, lance au loin des tourbillons de feu et de pierres enflammées » Jean-Claude  Richard de Saint-Non (1727-1791) dans sa « Description des royaumes de Naples et de Sicile » (1786).

Stromboli (autrefois appelé Strongile ou Strongyle ou « rotondus » en latin fait appel à une forme ronde) est en effet la plus active de toutes les îles Eoliennes ou Lipari (autrefois îles vulcaniennes) où les grecs y plaçaient le séjour d’Eole [1]. C’est à tel point que cette île était surnommé le « phare de la Tyrrhénienne »ou plus largement le « phare de la Méditerranée » [2]  grâce à ses explosions « stromboliennes » espacées régulièrement de plusieurs minutes même si ce n’est que des fumerolles et pas toujours de la matière volcanique incandescente.

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Extrait d’un voyage aux îles Eoliennes au large de la Sicile fait en 1781 par M. le Commandeur De Dolomieu [3]: « Les pierres [la nuit] lancées ont une couleur d’un rouge vif, et sont étincelantes , elles font l’effet des feux d’artifice.»

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