Le rémouleur est celui qui passait de rue en rue avec sa meule en grès [1] pour l’affûtage de tous les types d’objets tranchants à commencer par les couteaux. A l’origine au XIVe siècle ils étaient appelés esmouleurs de l’ancien français « aiguiser sur la meule ».

On les appelaient aussi les gagne-petits : « Argent my faut gaigner petit, Au mestier n’a pas grand rescousse, Mon acquest est si petit, Que je ne puis emplir ma bourse » tiré du dictionnaire des arts d’Alfred Franklin, ou encore « Que mon état est déplorable, En tous temps et tous lieux la misère me suit, L’on ferait cependant sotte figure à table, Sans le secours du gagne-petit » d’après une céramique de 1743 exposé au musée Carnavalet.

Dans la rue, son cri est bien connu des parisiens au jusqu’au début du XXe siècle  « Repassez couteaux! ciseaux! rasoirs! ». L’almanach du petit parisien en 1909 décrit: » Le rémouleur, avec son attirail bizarre, sa double meule, sa grande roue à pédale, le petit réservoir dont le robinet entouré d’un chiffon pleure goutte à goutte sur le grès luisant de la meule… ». A noter en fonction des période l’évolution des couvre-chefs (plusieurs Images archives BNF).

Un rémouleur au travail est figé dans la pierre à Paris même si de nos jours cette enseigne a été déplacée (l’angle des rues de l’Hôtel de Ville et des Nonnaies d’Hyères n’existe plus), ne subsiste qu’une copie à l’angle des rues de Jouy et de Fourcy (l’original étant au musée Carnavalet).

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