clepsydresParmi l’ancêtre de l’horloge désignée ainsi par les anciens ( « qui dit l’heure » en grec ancien) figure les cadrans solaires [1] et les clepsydres . Ces dernières basées sur le principe de la mesure du temps par un écoulement régulier d’un niveau d’eau étaient plus particulièrement utilisées en hiver, parce que le soleil était le moins présent en cette saison.

Dès l’antiquité, Chaldéens , Égyptiens (fragment visible au Louvre ), Phéniciens ont imaginé un système de la mesure du temps, basé sur l’écoulement de l’eau. Le principe consiste à obtenir un écoulement régulier à partir d’un récipient constamment alimenté en eau qui se déverse dans un second récipient gradué et ainsi le niveau dans ce dernier montera d’une manière uniforme.

clepsydre-vitruseLes grecs et les romains, grands ingénieurs dans les réalisations hydrauliques perfectionneront cette horloge d’hiver pour la rendre plus précise, à commencer par Ctésibios d’Alexandrie (IIIe siècle avant J.-C.): « Et d’abord il perça une lame d’or, ou une pierre précieuse, pour l’écoulement de l’eau ; ces matières, en effet, ne s’usent pas par le frottement de l’eau, et ne produisent point de rouille qui puisse en boucher l’ouverture… » cette description de Vitruse (Ier siècle avant J.C.) dans son livre neuvième n’est pas sans rappeler le rubis utilisé dans les montres actuelles pour limiter les frottements [2]. Ainsi en utilisant la force motrice de l’eau, un mécanisme fait tourner un cadran marquant les heures, les jours , les mois (Images archives BNF).

En Grèce la Clepsydre était aussi associée à une source comme l’écrit le géographe Pausanias (vers 110; vers 180) dans sa « Description de la Grèce », livre IV : « Il y a sur la place publique de Messène, une statue de Jupiter Sauveur, et la fontaine Arsinoé, qui a pris ce nom d’une des filles de Leucippe. L’eau y vient d’une source nommée Clepsydre ».

Les chinois ont également contribué à l’évolution des clepsydres : « Les chinois stabilisèrent les têtes de pression en multipliant le nombre de vases superposés, ainsi qu’en utilisant le système du déversoir pour maintenir un niveau constant. » d’après « La science chinoise et l’Occident » de Joseph Needham et plus tard ils inventèrent, dès le VIIIe siècle sous la dynastie des Tang, des horloges hydro-mécaniques avec un échappement.

Des clepsydres à tambour, apparues en France au XVIIe siècle, disposaient d’un goutte à goutte assuré par des petits trous percés dans les sept compartiments à l’intérieur d’un tambour suspendu. Il pouvait ainsi  descendre lentement en rotation et ces horloges à eau permettaient de connaitre l’heure la nuit en la touchant, selon la notice de l’époque !

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Clepsydre à tambour

 

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