etat-approximatif-du-reseau-de-laqueduc-medicis-1813

L’acheminement de l’eau à Paris à travers l’aqueduc Médicis [1] (ou aqueduc moderne d’Arcueil en référence à l’ancien aqueduc romain [2]) va servir à alimenter au début du XVIIe siècle plusieurs fontaines. Cette distribution va être répartie en trois réseaux au départ du sous-sol de la maison des fontainiers qui constitue le XXVIIe et dernier regard (exception faite du regard Saint-Magloire, rue Henri Barbusse, peut-être équipé d’une fontaine à l’époque), de haut en bas sur l’image à la Une (archive BNF) ou d’ouest en est sur le plan orienté au Nord :

 

  • le réseau réservé au « Roy » partant du bassin H avec un « gros tuyau d’un pied de diamètre (32,6 cm)..qui va jusqu’au regard de la Croix du Trahoir (angle de la rue de l’Arbre-Sec et de la rue Saint-Honoré donc en traversant le Pont Neuf) en donne en passant au Luxembourg  » pour  18 pouces d’eau sur un total de 30 prévus,
  • le réseau des « Entrepreneurs ou Carmélites » partant du bassin F en direction du Val de Grace, de la rue Mouffetard et sa fontaine du Pot-de-fer, prolongé en 1807 vers la fontaine Censier démolie en 1867 par les travaux d’Haussmann [3] et la fontaine Saint-Victor (dite Alexandre) remplacée par l’actuelle Fontaine Cuvier [4],
  • et le réseau « de la Ville » partant du bassin G vers la rue de Vaugirard avec la fontaine de Léna déplacée à l’arrière de la fontaine Médicis dans le jardin du Luxembourg, puis vers le boulevard Saint-Germain avec la fontaine de cette abbaye (fontaine Childebert) dont les vestiges se trouvent dans le parc Paul Langevin et enfin vers la fontaine de la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, en face de l’ancienne école Polytechnique, qui est une reconstruction de l’originale plus petite et datant de 1864.
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