L’homme a toujours taillé la pierre pour s’en servir comme outil, mais la construction en pierre a pris une dimension verticale importante à la fin du Moyen-Age [1] avec les cathédrales et parmi ses bâtisseurs, les tailleurs de pierres. Louis XIV en avait même fait une vitrine de la France à Versailles (Images archives BNF sauf photos).

Les auteurs se sont souvent interrogés sur la condition du tailleur de pierres et de leur rapport à Dieu, Charles Peguy (1873;1914) nous a livré une belle fable [2] avec le tailleur de pierres fière de construire des cathédrales comme étant quasiment une mission divine « Moi, Monsieur, dit-il je bâtis une cathédrale. » . Voici la vision de Alphonse de Lamartine (1790;1869) qui nous livre son  » Tailleur de pierre de Saint Point ».

« Dieu lui-même, en rappelant sa terre et en la retournant dans ses mains, à la fin des temps pour l’examiner, dira , en voyant ces déchirures de la carrière dans ses montagnes et les marques de l’outil sur les pierres brisées :  » un insecte a rongé ma terre, un homme a touché, a modifié mon élément » Pensez à cela, monsieur ? et n’y-a-t-il pas de quoi rendre le tailleur de pierres  glorieux de son état? Car enfin c’est l’état des choses sans fin. La rouille use le fer du forgeron, mais le granit et le phorphyre rouge, dont vous voyez de petits morceaux là, dans les cailloux de la source, rien ! »

De nos les jours les apprentis puis compagnons, peu nombreux, utilisent toujours les outils manuels à commencer par la massette et le ciseau mais la découpe des pierres se fait mécaniquement.

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