Cette fascination, qui pour ces pyramides [1] rescapées des 7 merveilles du monde antique [2] au milieu du désert, a connu des années de grande découvertes avec Champollion [3] notamment, elle s’exerce toujours et puisse survivre encore longtemps comme inspiration pour le futur. Alphonse de Lamartine (1790;1869) dans « Le tailleur de pierres de Saint Point » nous livre le texte suivant :

lamartine
A. Lamartine ( Archive BNF) 

« On dit qu’il y a, dans un pays qu’on appelle l’Egypte, des amas de pierre taillés aussi haute que les montagnes, sans qu’on puisse savoir seulement ni pourquoi ni par qui ces pierres ont été ainsi élevées en gradins les unes sur les autres, ni dans quelle reculement infini du temps.Les peuples, les rois, les prêtres, les mystères, les historiens, les ossements eux-mêmes, tout s’est fondu dans la mémoire de notre espèce, tout a coulé avec les eaux d’un fleuve qu’on appelle le Nil, tout s’est envolé avec ce sable qu’on appelle le désert; eh bien oui, monsieur, un soldat, qui est revenu ici d’Egypte et qui m’a raconté ces pyramides, dit qu’on a découvert des carrières grandes comme des lits de mer, dont ces pierres de taille ont été tirées, qu’on en voit encore les chantiers qui ne sont qu’à moitié sciées par la scie des égyptiens ou des géants de ces temps-là, et que même il a vu sur une brique que ces pierres revêtaient  l’empreinte du pied et de la main d’un des ouvriers qui bâtissaient et qui façonnaient ces monuments… Cela console l’homme de sa fragilité, n’est ce pas ?  Aussi cela lui fait penser combien il est peu de chose à côté de ce grain de pierre qu’il détache sous son marteau et qui durera tant de siècles après notre poussière à nous.  » 

Une des carrières de calcaire tendre les plus appréciées des bâtisseurs de l’antiquité était certainement celle de Tourah au sud du Caire sur la rive droite du Nil.

 

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