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Rue des sept voies (archive BNF)

« On avait commencé, sous le règne de Louis XV, à indiquer d’une manière visible le nom de chaque rues. Une ordonnance du 16 janvier 1728 enjoignit aux propriétaires des maisons formant encoignure de faire poser, à une hauteur désignée, une plaque de tôle ou de fer-blanc, portant le nom de la rue en gros caractères noirs ….Mais les variations de la température eurent bientôt effacé, dégradé ou détruit la plupart des plaques. Une autre ordonnance datée du 30 juillet 1729, les remplaça par des tablettes de pierre de liais, sur lesquelles les noms des rues étaient profondément gravés en creux ; au-dessous de chaque inscription se trouvait le numéro du quartier dont la rue faisait partie. » d’après une « Etude sur la voirie et l’hygiène publique à Paris depuis le XIIe siècle » par Alfred Franklin en 1873.

Physiquement, les rues de Paris suivaient d’anciens sentiers ou voies agricoles à l’instar de la rue des sept voies (devenue rue Valette en 1879, image à la Une) dû aux sept rues qui convergeaient dans cette artère. Le tracé des rues en lui-même n’a vraiment évolué d’une manière raisonnée que vers le XVIIIe siècle avec comme base la « Croisée de Paris » formée par les rues Saint-Jacques, Saint-Martin, Saint Honoré et Saint-Antoine. Le plus grand changement dans ce domaine fut accompli par le baron Haussmann au milieu du XIXe siècle [1].

Les noms des rues sur les murs apparaissent en 1729 avec comme référence les lieux traversés (rue du Bourg-l’Abbé), les personnalités de l’époque (rue François Miron), les édifices remarquables (rue du Temple), les métiers pratiqués (rue de la Verrerie), les sites particuliers (rue de Bièvre) et les enseignes populaires (rue de l’Arbre-Sec , rue Croix-des-Petits-Champs). C’est donc en 1729 qu’une pierre dure gravée est insérée dans les murs aux deux extrémités de la rue avec le numéro du quartier, quelque fois le graveur doit s’adapter au dimensions de la pierre (rue de la Colombe).

De nombreux vestiges de ces inscriptions gravées subsistent de nos jours même si certaines ont été grattés ( rue st Martin) ou détruites pendant la révolution. D’autres sont tout simplement recouverte même partiellement avec l’arrivée des plaques émaillées (1844) surtout quand les murs sont toujours d’origine. En effet les travaux Haussmannien n’ont pas épargnés de nombreuses rues anciennes et éliminés jusqu’à leur nom sauf quant un marquage au sol [2] dans les pavés le rappelle comme la rue Neuve Notre-Dame par exemple.

 

 

 

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