Avant l’arrivée du charbon, le bois à brûler arrivait à Paris par la Seine en train de longues bûches, aussi les acheteurs les faisaient sciées et fendre dans la rue au mieux dans leur cour sur les pavés [1]. Déjà au  XVIIe siècle les « fendeurs de bois » étaient pointés du doigt : « Les entrepreneurs se plaignaient de de ce qu’il leur devenait de plus en plus difficile de maintenir la voie publique en bon état d’entretien, par suite de nombreux abus que les règlements n’avaient pas prévus. » Il y a disaient-ils, plusieurs sortes de mestiers qui gastent et rompent journellement le pavé des rues, pasticiers, boulangers et fendeurs de boys. » Extrait de la « Notice historique sur le pavé de Paris » par S. Dupin en 1881. En effet les boulangers et pâtissiers avaient pour habitude de fendre leur bois sans billot dans la rue en face de leur boutique.

Plus tard à la fin du XVIIe des arrêtés furent donc pris pour mettre en demeure les propriétaires ou locataires de faire réparer les dégradations des pavés sur constations des Ingénieurs d’arrondissement. De plus, les cours étant pavés à la charge des propriétaires, une solution consista donc à insérer un pavé beaucoup plus large que les autres pour fendre le bois.

Quelques cours d’immeubles anciens ont conservé ce pavé à fendre, par exemple pour la rive gauche rue Bonaparte, rue Saint-Louis-en-l’Île ou passage Saint-Paul pour la rive droite.

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Ancienne pompe et pavé à fendre rue Saint-André des Arts 
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