Parmi les grands personnages qui ont laissé des traces dans Paris et en particulier dans la pierre il y a Philippe II Auguste (1165;1223) :

  • la marque de ce roi est avant tout l’enceinte pour protéger Paris [1] qu’il a fait bâtir avant son départ pour les croisades , les vestiges de ce mur et des ses portes ou poternes associées ( poterne Barbette : rue des Blancs Manteaux, porte Saint Denis, rue Saint Denis) sont nombreux dans Paris et bien indiqués par des plaques gravées,

     

  • l’ancienne forteresse du Louvre porte également la marque de cette auguste guerrier,  » Au cœur du Louvre du roi de France Philippe Auguste, le donjon ou Grosse Tour, symbolise le pouvoir royal. Il s’élève à trente-et-un mètres de hauteur et est est entouré d’un fossé sec. » d’après les explication du musée du Louvre,

     

  • sa signature est présente sous forme de mosaïque dans la station de métro Cluny-La-Sorbonne et non pas à la station Philippe Auguste, non loin d’un des vestiges de l’enceinte qui fut démoli en 1848 pour le percement des rues de Cluny et Soufflot d’après une estampe (Archive BNF),

 

  • une statue se trouve à l’intérieur de son ancienne résidence royal, le palais de la Cité, actuel palais de Justice,pa-palais-de-justice

 

  • c’est également sur le Boulevard du Palais qu’une plaque gravée rappelle le baptême du jeune roi en 1165 en la chapelle Saint-Michel aujourd’hui disparue, qui était située dans la cour de la Sainte-Chapelle donnant sur l’ancienne rue de la Barillerie, pa-plaque-de-la-chapelle-saint-michel-boulevard-du-palais

 

  • une autre statue symbolisant le pouvoir militaire se trouve en haut d’une colonne d’un des deux pavillons d’octroi (celui du 12e arrondissement) de l’enceinte des fermiers généraux [2], actuelle place de la nation,

 

  • enfin les pierres les plus visibles encore de nos jours, certes plus modernes, mais pourtant dont la mise en place est attribuée à Philippe Auguste, sont les pavés [3] des rues. L’historien Rigord, contemporain de Philippe II, c’est lui qui le surnommera « Auguste » explique que, en 1185, l’odeur insupportable de la boue remuée par les voitures à cheval, poursuivait le roi jusqu’à l’intérieur de son palais et « Le roi n’y put tenir…Il convoqua les bourgeois et le prévôt de la ville, et, par son autorité royale, leur ordonna de paver, avec de fortes et dures pierres, toutes les rues et voies de la Cité. » pavage-pa
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