Les eaux de Belleville sous Louis XII, collectant les différentes sources dans des pierrées [1] en amont (0,4 m de haut), puis dans des aqueducs et enfin dans des canalisations en plomb, nous laisse quelques vestiges en pierre à savoir les aqueducs et les regards qui permettaient un accès. Tout ce réseau ou ce qu’il en reste avait été décrit et protégé par la Commission du Vieux Paris à la fin du XIXe siècle (croquis de M. Tesson, archive BNF des comptes rendus de la commission). En 1898, M. Tesson écrivait dans son rapport : » Les eaux de de Belleville ne servent plus à aucun usage domestique ni public; néanmoins elles coulent toujours plus ou moins abondamment… » et c’est encore le cas aujourd’hui.

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-Le grand aqueduc de Belleville (1,72 à 1,92 m) débute au regard de la Lanterne. Un tronçon est toujours visible et accessible sur visite, encore un peu d’eau est captée à l’intérieur, puis la section change rue des Cascades.

La section de l’aqueduc alimentant le regard de Saint-Martin est légèrement différente. Il coule encore (image à la Une) malgré son interruption par les fondations de l’immeuble en amont.

Les autres regards visibles des Messiers et de la Roquette sont reliés par des canalisations jusqu’à la rue de la Mare.

-L’aqueduc de l’Hôpital Saint-Louis possède des sections différentes. Il y a déjà une borne qui matérialise un tronçon au 5 rue des fleurs. D’abord alimenté par un aqueduc indépendant, après l’incendie de l’hôtel Dieu en 1772, il sera relié aux eaux du grand aqueduc de Belleville jusqu’à un « grand réservoir de pierre toujours visible » à l’est du nouvel hôpital, rue Juliette Dodu.

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