Bien avant les aqueducs du sud comme celui de Marie de Médicis [1] ( et hors aqueduc romain [2]), ce sont les sources du nord qui ont fournit de l’eau à Paris. Deux fontaines toujours visibles remonteraient à la période de Philippe Auguste [3] celle des Innocents (mais pas d’origine) via le réseau du Pré-Saint-Gervais [4] et la fontaine Maubuée qu’alimentait l’aqueduc de Belleville [5] avant d’être reliée aux pompes Notre-Dame [6].plan-fontaines-eaux-bellevil-et-pre-saint-gervais

« Les eaux [du Pré-Saint-Gervais] alimentèrent d’abord la fontaine Saint-Lazare, ensuite celle des Filles-Dieu [ou Sainte-Foi], puis celle des Innocents, et enfin celle de la Halle… »d’après Dulaure, « Histoire de Paris », 1847.Alimentée par le réseau du Pré-Saint-Gervais donc , sur les 4 fontaines, la plus ancienne connue des historiens avant 1265 (vers 1178)  est celle de Saint-Lazare, par contre il ne reste actuellement que de nom la fontaine des Innocents car il ne s’agit pas de la fontaine d’origine (vers 1280 située dans l’ancien cimetière des Innocents) mais d’une fontaine renaissance (1558).

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Fontaine des Innocents style renaissance du XVIe siècle

La fontaine Maubuée (à l’angle des rues Saint-Martin et de Venise) signifie mauvaise lessive à cause des eaux de mauvaises qualité en provenance des sources de Belleville via l’ancien « Temple » et le prieuré  de Saint-Martin-des-Champs. Cette fontaine est peut être la plus ancienne encore visible, en voici une description : « Le bas relief en pierre montre une mer déchaînée, la galère est emportée par les flots, ses oriflammes claquent en haut des mâts et ses voiles se gonflent dans le vent. »

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