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« Age de la Pierre, Le crane et les armes sont copiés sur des objets de l’époque »

L’un des objet qui a ouvert la voie à l’étude de l’âge de pierre est la hache de pierre utilisée par l’Homme de l’âge de pierre si bien représenté par ce bronze d’Emmanuel Fremiet de 1875 (initialement dans le jardin des plantes à Paris, il se trouve désormais au musée de l’homme, Image à a la Une). L’âge de pierre étudié au XIXe siècle s’est scindé en deux « âges » par la suite le paléolithique (« paléo » pour ancien et « lithique » pour pierre) puis le néolithique (pour « nouveau ») car c’est bien, principalement, à travers la pierre taillée puis polie que l’Homme a pu nous laisser un témoignage de son passé préhistorique. C’est à Paris en 1867, pour la première fois que des pierres taillées pré-historiques sont présentées.

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Nucléus en Silex du paléolithique supérieur trouvé dans la grotte de Cro-Magnon, qui a donné son nom à l’Homo-Sapiens européen au paléolithique supérieur 

Mais bien avant déjà les auteurs grecs avait eu l’intuition de l’utilisation d’armes en pierre par nos ancêtres : « Les armes primitives étaient les mains, les ongles, les dents, les pierres, les branches arrachées aux arbres, la flamme du feu dès qu’il fut connue. » Lucrèce (Livre V, 1300).

C’est un médecin italien au Vatican, Michele Mercati (1541;1593)  qui a le premier classé méthodiquement un certain nombre de ces pierres que l’on a longtemps considéré comme tombées du ciel et d’ailleurs appelées à l’époque des céraunies ( du grec tonnerre) c’est-à-dire pierre de tonnerre ou pierre de foudre ( à ne pas confondre avec les fulgurites [1]): « La plupart des hommes croient que les céraunies sont produites par la foudre. Ceux qui étudient l’histoire estiment qu’elles ont été détachées par un choc violent de silex très durs… » écrit Michele Mercati dans son ouvrage « Metallotheca » où figure clairement des haches en pierre polie typiques du néolithique et des lames du paléolithique supérieur [2] ou encore des pointes de flèches.

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Figures de pierre de foudre ou céraunies par Michele Mercati

 

Mais il faudra attendre une communication en 1725, d’Antoine-Laurent de Jussieu (1748;1836), plus connu comme botaniste, pour reconnaître, par comparaison, avec des des pierres rapportées du continent américain, comme ayant été travaillées par des hommes et ouvrir vers la fin du XVIIIe siècle la voie à une étude des ces armes et outils. Il écrit dans « De l’Origine et des usages de la pierre de foudre » en 1725 : « Mais aujourd’hui un peu d’attention à deux ou trois espèces de pierres qui nous viennent les unes des îles d’Amériques, et les autres du Canada, est capable de nous détromper de ce préjugé, du moment que nous apprenons, à n’en pas douter, que les sauvages de ces pays-là se servent à différents usages de pierres à peu près semblables qu’ils ont taillées avec une patience infinie par le frottement contre d’autres pierres. »

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Après la taille les haches sont frottées sur des polissoirs

Depuis l’archéologie lithique comparée a largement progressé à travers le monde, « l’âge de pierre » s’étant terminé dans certaines zones isolées que très récemment.

 

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