« Avec le néolithique, l ‘homme s’est mis à l’abri du froid et de la faim, il a conquis le loisir de penser. » Claude Lévi-Strauss.

Le néolithique (âge de la pierre nouvelle de « néos ») correspond à la sédentarisation avec le début de l’agriculture et donc la prolifération des outils en pierres mais pas seulement. Les pierres vont servir progressivement à la construction des premières villes comme Catal Hüyük [1] et aux mégalithes [2]. L’homme devenu sédentaire commence à stocker le sel [3] pour préserver ses aliments. C’est également, dans l’art rupestre, le passage de la représentation des animaux sauvages du paléolithique supérieur [4] à des hommes et de leurs animaux domestiques comme les bovins, aussi bien sur les murs gravés ou peints (art pariétal sur les parois) que sur des objets sculptés ou peints (art mobilier portable). En effet, avec le réchauffement climatique, le renne va migrer vers le grand Nord, quant aux mammouths ils disparaissent.

La pierre polie et la terre cuite, sont caractéristiques de cette « néopierre » pour son utilité croissante et en même temps pour cet art nouveau de la préhistoire qui perdurera même avec l’âge suivant celui de la métallurgie (cuivre, bronze puis fer).

Les utilisations de la pierre se diversifient, on utilise toujours lames, racloirs, et autres grattoirs mais les outils sont plus techniques plus spécialisés. Comme les molettes et les meules pour travailler la farine, des couteaux en silex à longue lames et même courbées formant de véritables faucilles.

 

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