Le grès est une roche sédimentaire qui est le résultat d’une cimentation plus ou moins solide entre des grains de sable, de silice en particulier pour les grès de Fontainebleau. Ces grès ont longtemps servi presque exclusivement pour le pavage des rues de Paris [1] depuis Philippe Auguste [2] si on fait l’impasse sur les voies romaines de Lutèce [3].

gres-de-maisse

« A Paris, le grès est proscrit dans les bâtiments ; en voici les raisons : 1° le grès ne vaut rien en cailloutage et forme de moellons; sa liaison avec le mortier n’est pas de durée, encore moins avec le plâtre. 2° La pierre étant assez abondante à Paris, on laisse le grès aux paveurs pour les usages des particuliers, et pour paver les rues et les chemins publics. 3° Enfin les carreaux de grès reviendraient trop cher à Paris, tant pour la matière que pour la main d’oeuvre. » d’après Morel en 1825 dans « Architecture de Bullet »

« Un bon pavé est le plus grand luxe d’une ville…Le pavage doit satisfaire aux condition suivantes 1° il doit être disposé de manière à s’opposer aux infiltrations des eaux…2° il doit être composé d’une matière dure, susceptible de résister aux chocs et aux frottements…3° enfin, sa surface ne doit être ni trop unie ni trop raboteuse, et présenter seulement quelques aspérités destinées à servir de point d’appui aux pieds des chevaux…Le grès semble être la meilleur pierre pour le pavage à cause de sa résistance, de son homogénéité et de son grain, qui fait qu’il n’est pas glissant. Les pavés de grès employés à Paris proviennent de Fontainebleau et de divers coteaux de la vallée d’Yvette, de Marly, de Pontoise , etc .. » » d’après le « Nouveau manuel complet du maçon » Toussaint, 1882.

Le bon grès malgré quelques inconvénients en construction s’utilisait donc principalement pour le pavage des rues parisiennes mais c’était aussi la meule du rémouleur [4] pour aiguiser le métal.

Pavé à fendre [5]

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