A l’instar de l’instauration du mètre étalon [1] sur une division de la longueur de la terre (un arc de méridien), le litre d’eau a été l’étalon pour la mesure d’une masse d’un kilogramme comme unité ( Image à la Une, usage des nouvelles mesures, le litre , le gramme , le mètre, 1800, archive BNF). Rappelons au passage que la masse et le poids en physique sont deux notions distinctes. Le poids dépend de la pesanteur du lieu où l’on se trouve alors que la masse reste identique partout. Par exemple dans la station spatiale internationale (l’ISS), un spationaute (ou un cosmonaute ou un astronaute ou un taikonaute [2]) a la même masse que sur terre mais son poids est nulle compte-tenu de son environnement en apesanteur.

« D’abord nommée grave (du latin gravis, lourd, pesant) puis kilogramme, l’unité de masse est la deuxième unité fondamentale. Comme toutes les autres elle dépend du mètre…Pour la définir, on doit faire le choix d’un certain volume d’une certaine matière…D’abord choisir un état de la matière. Ce sera l’état liquide…Ce liquide devra être « naturel », c’est-à-dire non créé par l’homme…il doit se trouver partout sur le globe…C’est l’eau » ou plus exactement « l’unité de masse est le poids du décimètre cube d’eau distillée à sa plus grande densité »  Denis Guedj dans « Le mètre du monde ».

L’unification des poids et mesure est publié par décret de la Convention Nationale du 1er août 1793 (an second de la République).tableau-des-poids

On retrouve sur un tableau annexé au décret en juillet 1793, le décimètre cube d’eau par rapport au grave et par rapport aux anciennes unités comme le grain (relatif à un grain de blé ordinaire à l’instar du carat pour le diamant [3]), soit 18841 grains pour un litre d’eau (ou un kilogramme).

C’est dans le décret du 7 avril 1795 que le « litre » et le « gramme » sont adoptés  :  » Litre, la mesure de capacité, tant pour les liquides que pour les matières sèches, dont la contenance sera celle du cube de la dixième partie du mètre. Gramme, le masse absolue d’un volume d’eau pure égal au cube de la centième partie du mètre, et à la température de la glace fondante. »

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