Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville (1697;1782), malgré ses talents de géographes et cartographes du Roi, s’était trompé sur la forme aplatie de la terre comme le soutenait Newton [1] et  Maupertuis [2]: « Monsieur Cassini le Fils a conclu, que la surface de la terre doit avoir la figure de l’Ellipse allongée vers les Pôles…Voilà donc la figure de la Terre changée plus sensiblement en Sphéroïde oblong, qu’elle n’est Sphéroïde contraire ou aplati dans l’hypothèse de Messieurs Huygens et Newton. » écrit d’Anville dans « Proposition d’une mesure de la Terre » (1735).

echelle-danvilleAvant que l’on ne mesure la terre d’une manière uniforme et harmonisée, en mètre, c’est l’homme lui-même qui inspirait les géomètres. Pour s’en convaincre les unités étaient le pied , la coudée, le pouce, la brasse et le pas. D’Anville a écrit un ouvrage en 1729 de 219 pages « Traité des mesures itinéraires anciennes et modernes» pour démêler les différentes mesures entre grecs et romains mais aussi entre les anciennes lieues des gaulois et la lieue moderne utilisée à l’époque en Europe et en Amérique. En Asie c’était le stade ou le li chinois et la lieue japonaise.

Mais c’est surtout sa collection et sa production de cartes qui était impressionnante, il a notamment cartographier le Japon à une époque où on se posait la question de savoir si le Japon était une île au nord, au pays de Jedso mal connue (actuelle île d’Hakkaido) : « Il y a des raisons pour conjecturer que cette Terre de Jedso peut être borner par ici. » écrivait il sur la « Carte générale de la Tartarie Chinoise » en 1732 (Archives des cartes BNF).

Et Bougainville déclara à propos du travail de d’Anville: « Celle qui m’a donné le plus de lumières, est la carte d’Asie de Monsieur d’Anville, publiée en 1752. »

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