« Du temps de Strabon les vaisseaux qui allaient des Gaules vers le Septentrion, ne passaient pas l’Irlande : car on était persuadé, que tout ce qui était au-delà, vers le Septentrion, était inhabitable, pour l’extrême rigueur du froid. » extrait de « Histoire du commerce et de la navigation des anciens par P. Huet 1716.

Que ce soit les grands froids du Nord Arctique (en grec arktikos relatif au pays des ours) ou les dieux dans la mythologie qui s’interposent (anagramme de septentrion), le Septentrion est associé très tôt à un endroit inaccessible dans le ciel comme sur la terre. La Petite Ourse, avec l’étoile polaire à son extrémité, dit aussi l’étoile du Nord ou Tramontane, a permis ensuite de guider tant de voyageurs [1] à partir  XVIe siècle vers les terres septentrionales, des taches presque blanches sur les cartes, à savoir, la « Tartarie Maritima Incognita » pour l’Asie ou  » America Septentrionalia Incognita » pour l’Amérique ou encore « Oceanus Septentrionalis » pour l’Europe [2] ( Image à Une, 1636,et autres figures archives BNF). C’est ainsi que le pôle Nord et le Nord en général a longtemps figuré sur les cartes comme le Septentrion (S et non pas le Sud noté M comme Meridiès ou Midy) y compris le vent du Nord, de Bize, boréal, qui lui a donné son nom [3].

 

L’étoile polaire est une des sept étoiles qui composent ce septemtriones (sept bœufs en latin) et que les grecs et les romains appelaient  « petit chariot » et que nous nommons aussi « petite casserole ».

En Chine la révolution des saisons autour de la Petite Ourse et de la Grande Ourse, autour de l’étoile polaire comme point central est vue comme une illustration du Yin et du Yang et l’empereur, au centre, faisant le lien entre le ciel et la terre. Confucius disait : « Celui qui gouverne un peuple par la Vertu est comme l’étoile polaire qui demeure immobile, pendant que toutes les autres étoiles se meuvent autour d’elle et la prennent pour guide. »

 

 

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