Si le transport des pierres par voie terrestre est nécessaire [1], la voie navigable que constitue la Seine a toujours été une avenue principale de la capitale moins encombrée et plus économique :

1 – Le port aux Mulets (ou port de la Tournelle), devenu quai de la Tournelle au milieu du XVIIe siècle, servait de décharge et de dépôt au foin, au bois mais aussi aux tuiles et aux briques (extrait de cartes et images archives BNF). Ce terrain en pente a été pavée en 1650,

port-aux-tuiles-et-saint-pauldecharges-des-tuiles-xixe

2 – Le port Saint-Paul, au droit du quai des Célestins, actuelle voie Georges Pompidou,  accueillait, les fers, le charbon de terre et surtout les pavés en grès de Fontainebleau [2], chargés sur des bateaux à Corbeil,port-au-plastre

3 –  Le port aux plâtres [3], port de la Rapée depuis 1812, contrairement aux autres, servait à envoyer le plâtre de Paris vers les villes en amont de la Seine,

port-aux-marbres-et-marbres

4 – Le port aux Marbres, actuel port de la Concorde, fournissait les ornements des bâtiments royaux à commencer par le palais des Tuileries qui tient son nom d’une ancienne fabrique de tuiles au droit du jardin, et avant de devenir la place Louis XV on trouvait le dépôt ou magasin des marbres du roi,port-aux-marbres

5 – Le port aux Pierres de Saint-Leu [4] (Image à la Une), actuel port des Champs-Elysées, fournissait les pierres calcaires les plus utilisées,port-des-invalides-pierres-a-batir

6 – On trouvait encore au début du XXe siècle des pierres à bâtir au port des Invalides, qui a laissé la place à la voie expresse rive gauche,gros-caillou

7 – Quant au port du Gros-Caillou, qui existe toujours, comme son nom l’indique serait uniquement lié à un gros rocher historiquement situé en bord de Seine.

Advertisements