L’ancêtre de la grue  a été décrit par l’architecte romain Vitruse [1] au début de notre ère dan son livre X : « Dans ces machines, les moufles sont d’une autre forme : toutes deux, celle du haut comme celle du bas, ont un double rang de poulies…Alors, de la roue autour de laquelle il est entortillé, un autre câble se dirige vers un vindas. En même temps que ce câble file autour de la roue et du treuil du vindas, ceux qui sont attachés à l’essieu de la machine, se tendent et lèvent insensiblement les fardeaux sans danger. « , un Vindas est une sorte de chèvre avec un treuil et équipée d’une roue.chevre

Utilisées au Moyen-Age, les grues aussi appelées « roue de carrier » ou  machine de levage avec une « cage d’écureuil »se sont petit à petit perfectionnées pour le levage de lourdes pierres. Plusieurs de ces grues se trouvent représentées dans la tableau de « La tour de Babel » selon Brueghel [2].

Les grues ont servi à l’édification de nombreux monuments à Paris à commencer par levage des pierres de taille sur les quais de la Seine (Image à la Une archive BNF).

Ensuite le levage sur les monuments eux-mêmes comme le Louvre ou l’aqueduc Médicis [3] acheminant l’eau jusqu’à la capitale en passant par Arcueil et son aqueduc aérien (Images archives BNF).

L’exemple de l’ancienne église de Saint Geneviève devenu le Panthéon [4] est admirable de l’utilisation d’une grue énorme sur mesure ( en réalité plusieurs grues de ce type ont participé à la construction) :  » Le Mécanisme est observé avec tant de précision dans la composition et l’exécution de cette belle machine qu’un seul homme de moyenne force la fait tourner même lorsqu’elle est chargée d’une des plus pesante pierre ». Car il ne faut pas oublier que derrière chaque engin, chaque machine, il y a des hommes, un en l’occurrence dans ce cas précis.

C’est également le cas des grues modernes (à tour) qui constituent l’évolution de ces engins, désormais métalliques, si souvent présents dans le paysage.grue-tour-eiffel

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