« A quelques distance de la côte ouest d’Ecosse, la nature a placé l’une de ses plus grandes merveilles : l’île de Staffa, qui se dresse dans sa grandeur dénudée au-dessus de l’océan et semble une énorme table supportée par d’innombrables colonnes reposant sur des dalles de lapis-lazuli. Les vapeurs d’excursion y abordent facilement. L’île n’a que 1600 mètres de circonférence, mais ces falaises perpendiculaires ont un aspect imposant ; car elles atteignent, à certains points, une hauteur de 14 pieds [4,2 m] et sont creusées de cavernes entourées d’innombrables piliers qui se courbent parfois extérieurement comme pour mieux résister à l’assaut furieux des vagues. La plus grande est la caverne de Fingal. Elle offre au visiteur un aspect terrifiant et, lorsque la mer est mauvaise, il est impossible d’y pénétrer…A l’extrémité de cette magnifique caverne est une sorte de  trône  naturel, assez imposant pour sembler le trône même de Neptune, et d’où la vue à travers cette longue suite de colonnes dont le sol est la mer, défie toute description. Lorsqu’une tempête sévit sur la côte, … les vagues hurlent contre les falaises, et les rugissements qui sortent incessamment de la caverne s’entendent à plusieurs lieues… » légende de la photo à la Une en 1894 (Archive BNF).gravure Fingal.jpg

En tout cas, ces orgues basaltiques, ont inspiré le compositeur Felix Mandelssohn (1809;1847) en 1831, suite à une visite de la caverne, pour une ouverture intitulée « Les Hébrides » ou « La Grotte de Fingal ».

Gravure Grotte Fingal.jpg

Le lieu a également inspiré Jules Verne [1] dans le roman  » Le Rayon vert », chapitre XIX intitulé « La grotte de Fingal » et où il qualifie de « musique surnaturelle », « les sons de cette grande harpe éolienne ».

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